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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Nov. 1806. p ar laquelle François II s’était engagé au bivouac d’Urchitz,à ne plus faire la guerre à la France, il pensait néanmoins quele souvenir de cette parole solennellement donnée, devaitembarrasser ce prince; qu’il lui faudrait pour y manquer unprétexte très-spécieux , et il avait formé deux résolutionstrès-mûrement réfléchies, la première de ne donner à l’Au-triche aucun prétexte d’intervenir dans la guerre actuelle, laseconde de prendre ses précautions comme si elle devait yintervenir certainement, et de les prendre d’une manièreostensible. Son langage fut conforme à ces résolutions. Il secondutfe de Peignit d’abord avec une entière franchise des armements^envers* 1 faits en Bohême et en Gallicie, et de façon à prouver qu’il en

i Autriche. com p rena jt l e but. Puis avec la même franchise il annonça lesprécautions qu’il se croyait obligé de prendre, et qui étaientde nature à décourager le cabinet de Vienne. 11 affirma denouveau qu’il ne provoquerait pas la guerre, mais qu’il la feraitprompte et terrible, si on avait l’imprudence de la recommen-cer. Il déclara que, ne voulant donner aucun prétexte à unerupture, il ne se prêterait en rien au soulèvement des partiesde la Pologne possédées par l’Autriche, que le soulèvementde la Pologne prussienne et russe était un acte d’hostilité, im-putable exclusivement à ceux qui avaient voulu la guerre;qu’il ne se dissimulait pas la difficulté de contenir les Polo-nais dépendants de l’Autriche, quand les Polonais dépendantsde la Russie et de la Prusse s’agiteraient; mais que si à Vienneon pensait à cet égard comme lui, et si, comme lui, on étaitconvaincu de l’énorme faute qu’on avait commise dans le der-nier siècle, en détruisant une monarchie qui était le boulevardde l’Occident, il offrait un moyen bien simple de réparer cettejuKutricbe de faute, en reconstituant la Pologne, et en offrant d’avancePologne en lui la maison d’Autriche un riche dédommagement pour les P r °'u siiésie vinces dont elle aurait à s’imposer le sacrifice. Ce dédoiuma-p d o e iônaisèsdo e nt g ement était la restitution de la Silésie, arrachée à Marie-1* 1 ®'e,l î , o d b»ndon. ire r èse par Frédéric-le-Grand. La Silésie valait certainement I e3