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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Nov. 1806 . deux de ces régiments, le 58 e de ligne et le 15 e léger, grâceà l’augmentation considérable des conscrits dans les dépôts.11 y avait à Paris six troisièmes bataillons qui appartenaientà des régiments à quatre bataillons. La conscription devait lesporter à 1,000 hommes chacun. Junot, gouverneur de Paris,eut ordre de les passer lui-méme en revue plusieurs fois lasemaine, et de les faire manœuvrer sous ses yeux. C’étaitune réserve de 6 mille hommes toujours prête à partir enposte pour Boulogne, Cherbourg ou Brest, et qui permettaitde disposer sans inconvénient du 58 e de ligne et du 15 e léger.Ces deux régiments que l’on comptait parmi les plus beauxde l’armée, furent acheminés sur l’Elbe par Wesel et la West-phalie.

On se souvient que Napoléon avait résolu de convertir lesvélites en fusiliers de la garde. Grâce à la prompte exécutionde ce qu’il ordonnait, un régiment de deux bataillons, s’éle-vant à 1,400 hommes, dont les soldats avaient été choisisavec soin dans le contingent annuel, dont les officiers et sous-officiers avaient été pris dans la garde, était déjà tout formé.Napoléon prescrivit de le retenir le temps rigoureusement né-cessaire à son instruction, et puis de le transporter en postede Paris à Mayence.

La garde de la capitale était comme aujourd’hui confiée àune troupe municipale, forte de deux régiments, connus sousle titre de régiments de la garde de Paris. Napoléon avait re-commandé d’augmenter le plus possible l’effectif de ces deuxrégiments, en puisant dans la dernière conscription. Recueil-lant le prix de sa prévoyance, il put, sans trop dégarnir Paris,en tirer deux bataillons, qui présentaient un régiment de 12à 1,300 hommes, d’une tenue et d’une qualité excellentes. Uordonna de les faire partir pour l’armée, pensant qu’une troup®chargée de maintenir l’ordre au dedans, ne devait pas etreprivée de l’honneur de servir la grandeur du pays au dehors,qu’elle en reviendrait meilleure et plus respectée.