194
LIVRE XXVI.
Nnv. 180 fi.
G r ai ni de[)»>t«le cavaleriecréé
par Napole'onà Pot.sdam.l
G’est del’Italie queNapoléon tirenés principauxrenfortsen cavalerie.
le grand Frédéric, qui se plaisait souvent à voir manœuvrerun grand nombre d’escadrons à la lois, dans la belle retraiteoù il vivait en roi, en philosophe et en guerrier. Napoléon \créa, sons le canon de Spandau, un immense établissementpour l’entretien de sa cavalerie. Il y réunit tous les chevauxenlevés à l’ennemi, plus une grande quantité d’autres achetésdans les diverses provinces de la Prusse. Le général Bour-e.ier, sorti de l’armée active après des services honorables,fut placé à la tête de ce dépôt, avec recommandation de nepas s’en éloigner un instant, de faire soigner sous ses yeuxles nombreux chevaux qu’on y avait rassemblés, de monteravec ces chevaux les régiments de cavalerie qui venaient apied de France, d’arrêter tous ceux qui traversaient la Prusse,d’en passer la revue, d’y remplacer les chevaux fatigués oupeu en état de servir, de retenir également les hommes ma-lades , pour les faire partir ii la suite des régiments qui sesuccéderaient. I.es ouvriers de Berlin, restés oisifs par le dé-part de la cour et de la noblesse, devaient être employés dansce dépôt, moyennant salaire, à des travaux de sellerie, ‘I eharnachement, de chaussures et de charronnage.
C’est surtout à l’Balie que Napoléon imagina de recourupour se procurer de In cavalerie. Nulle part elle n’était moi' 1 *utile. A Naples, on n’avait affaire qu’à des montagnards cala'brais, ou à des Anglais débarquant de leurs vaisseaux sa' 1 *troupes à cheval. Il y avait ù Naples seize régiments de cava-lerie, dont quelques-uns de cuirassiers, et des plus beauxl’armée. Napoléon en fit refluer dix vers la haute Italie. H n,>nlaissa que six, qui étaient tous de cavalerie légère, et dont 1put, porter l’effectif à mille hommes chacun, grAce au g'‘ a 'nombre de conscrits envoyés au delà des Alpes. Ils devaie' 1 ^donc présenter une force de G mille hommes, fournissant,mille cavaliers toujours prêts à monter à cheval, et fort sll,hsauts pour le service d’observation qu’on avait a faite d.le royaume de Naples.