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LIVRE XXVI.

Kov. ifcüô. applique, intègre, s’était saisi de toutes les affaires financiè-

m. Dam est ves, et les coimaissait aussi bien que les meilleurs employésl adnitnfslratîon prussiens. La monarohic de Frédéric-Guillaume, composée à

des finances , , . . , .

pnisssieimes. cette epoque de la Prusse orientale, qui s etendait de Kœnigs-berg à Stettin, de la Pologne prussienne, de la Silésie, duBrandebourg, des provinces à la gauche de l’Elbe, de la Wesl-phalie, des enclaves situés en Franconie, pouvait rapporter àfnianra/de la son gouvernement environ 120 millions de francs, les frais delr ïæ6. e " perception acquittes sur les produits mêmes, la plupart desbesoins de l’armée satisfaits au moyen de redevances locales,l’entretien des routes assuré par certaines prestations impo-sées aux fermiers des domaines de la couronne. Dans ces 120millions de revenu, la contribution foncière figurait pour 35ou 36 millions, le fermage des domaines de la couronne pour18, le produit de l’accise qui consistait en droits sur les bois-sons et sur le transit des marchandises, pour 50, le monopoledu sel pour 9 ou 10. Divers impôts accessoires fournissaientle complément des 120 millions. Des employés, réunis encommissions provinciales, sous le nom de chambres des do-maines et de guerre, administraient ces impôts et revenus,veillaient à leur assiette, à leur perception, et au fermage desnombreux domaines de la couronne.

Napoléon décida qu’on laisserait exister cette administra-laisse cx”"ter d° n > même avec ses abus, que Al. Daru eut bientôt déoou-prushTenn? 1 , 1 *" verts, et qu’il signala au gouvernement prussien lui-mèmepour percevoir pour l'aider à les corriger; qu’auprès de chaque administra-

à. son profit

les revenus lion provinciale il y aurait un agent français chargé de tenu

du pays. * J o . o

la main à la perception des revends, et à leur versement dansla caisse centrale de l’armée française. M. Daru devait veille 1sur ces agents, et centraliser leurs opérations. Ainsi les finan-ces de la Prusse allaient être administrées pour le compte deNapoléon, et à son profit. Toutefois on prévoyait que le pi -0 'duit annuel de 120 millions tomberait à 70 ou 80 par suitedes circonstances présentes. Napoléon usant de son droit de