K V J, AU.
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conquête, ne se contenta pas des impôts ordinaires, il décréta Nov. ieo6.en outre une contribution de guerre, qui, pour la Prusse en-tière, pouvait s’élever à 200 millions. Elle devait être perçuepeu à peu, pendant la durée de l'occupation, et en sus desimpôts ordinaires. Napoléon leva aussi une contribution deguerre sur la Hesse, le Brunswick, le Hanovre et les villes«nséaliques, indépendamment de la saisie dos marchandisesanglaises.
A ce prix, l’armée devait se nourrir elle-même, et ne rienconsommer sans le payer. De nombreux achats de chevaux,d’immenses commandes en habillements, chaussures, harna-chements, voitures d’artillerie, faites dans toutes les villes>
'nais plus particulièrement à Berlin, dans le but d’occuper lesouvriers, et de pourvoir aux besoins de l’armée française,lurent acquittés sur le produit des contributions tant ordinai-res qu’extraordinaires.
Ces contributions, fort posantes sans doute, étaient cepen-dant la moins vexatoirc de toutes les manières d’exercer ledroit de la guerre, qui autorise le vainqueur à vivre sur lePa^s vaincu, car, au gaspillage des soldats, on substituait laperception régulière de l’impôt. Du reste, la discipline la plussévère, le respect le plus complet des propriétés privées, saufles ravages du champ de bataille, heureusement réservés hbien peu de localités, compensaient ees inévitables rigueursdo la guerre. Et assurément, si on remonte dans le passé, onVer,, a que jamais les armées ne s’étaient comportées avec‘"oins de barbarie et autant d’humanité.
Napoléon, disposé par politique à ménager la cour de Saxe,
lui
avait offert après Iéna un armistice et la paix. Celte cour,
l’unnèlc et timide, avait accepté avec joie un pareil acte dedémence, et s’était livrée à la discrétion du vainqueur. Napo-laon convint do l’admettre dans la nouvelle confédération rhé-lla 'ie, de changer en litre de roi le litre d’électeur que portaits nn souverain, à la condition d’un contingent militaire de
Paix avec la
Saxr*, etadmission decette cour
allemande
dans la
confédération
du Rliîn.