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LIVRE XXVL

ÏS'nv. J 606.

Arrivée desRusses sur laVistule, aunomhrede 1*20 nullehommes.

Les Anglaispromettent degrands secourspour cettecampagne.

démission. Le roi, plus équitable que la cour, la leur accordaavec îles égards inlinis, surtout pour M. d’ilaugwilz, dont iln’avait pas cessé d’apprécier les lumières, de reconnaître leslongs services, et dont il déplorait de n’avoir pas toujourssuivi les conseils.

Les Russes arrivaient en effet sur le Niémen. Un premiercorps de cinquante mille hommes, commandé parle généralBenningscn, avait passé le Niémen le I e1 ' novembre, et s’a-vancait sur la Vistule. Un second, d’égale force, conduit parle général Buxhocwden, suivait le premier. Une réserves’organisait, sous le général Essen. Une partie des troupesdu général Michelson remontait lo Dniester pour accourir euPologne. Toutefois la garde impériale n’avait pas encore quittéSaint-Pétersbourg. Une nuée de Cosaques, sortis de leursdéserts, précédaient les troupes régulières. Telles étaient lesfarces actuellement disponibles de ce vaste empire, qui, pourla seconde lois, montrait que ses ressources n’égalaient pasencore ses prétentions. Joints aux Prussiens, et en attendant laréserve du général Essen, les Russes pouvaient se présentersur la Vistule au nombre de 120 mille hommes. Il n’y avaitpas de quoi embarrasser Napoléon, si le climat ne venait ap-porter aux soldats du nord un redoutable secours : et par 1°climat nous n’entendons pas seulement le froid, mais le sol, t* 1difficulté de marcher et de vivre daus ces immenses plaint)alternativement boueuses ou sablonneuses, et plus couvertesde bois que de cultures.

Les Anglais, il est vrai, promettaient une puissante coope'ration en argent, en matériel, et même en hommes. Us annon-çaient des débarquements sur différents points des côtes doFrance et d’Allemagne, et notamment une expédition dans laPoméranie suédoise, sur les derrières de l’armée français 4 •Ils avaient, elfectivement, un pied à terre fort commode dansla place inondée de Stralsund, située sur les dernières langui-de terre du continent allemand. Ce point était garde pai‘ * es