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LIVRE XXVI.
ftov. 16 ( 6 . jetés à la mer. — Napoléon croyait tout au plus à une pointedes Suédois qui avaient 12 ou 15 mille hommes à Stralsund.En tout cas le 8“ corps confié au maréchal Mortier était chargéde pourvoir à ces éventualités. Ce corps qui avait eu pourpremière mission d’occuper la Hesse, et de relier la grandearmée avec le Rhin, devait, maintenant que la Hesse étaitdésarmée, contenir la Prusse, et garder le littoral de l’Alle-magne. Il était composé de quatre divisions : une hollandaise,devenue vacante par le retour du roi Louis en Hollande; uneitalienne, acheminée par la Hesse vers le Hanovre; deux fran-çaises , qui allaient se compléter avec une partie des régimentsnouvellement tirés de France. Une portion de ces troupes de-vait assiéger la place hanovrienne d’Hameln, restée aux mainsdes Prussiens, une autre occuper les villes anséatiques. Lesurplus établi vers Stralsund et Anklam, était destiné à ra-mener les Suédois dans Stralsund, s’ils en sortaient, ou à seporter sur Berlin, si un accès de désespoir s’emparait dupeuple de la capitale.
Le général Clarke avait ordre de se concerter avec le ma-Précautions péchai Mortier pour parer à tous les accidents. On n’avait pas
pour la garde 11 1
dp Ber in. j a j SS( i un fusil dans Berlin, et on avait transporté à Spandautout le matériel militaire. Seize cents bourgeois fournissaientla garde de Berlin, avec huit cents fusils qu’ils se transmettaient,n’étant de garde que huit cents à la fois. Le général Clarke, s’iléclatait un mouvement de quelque importance, devait se retirerà Spandau, et y attendre le maréchal Mortier. Le vaste dépôt decavalerie établi à Potsdam, pouvait toujours fournir un milherde chevaux pour faire des patrouilles, et saisir les hommes iso-lés qui couraient la campagne, depuis la dispersion de l’armeeprussienne. La prévoyance avait été poussée jusqu’à fouillerleSbois, afin de recueillir les canons que les Prussiens avaientcachés en fuyant, et de les renfermer dans les places fortes.
Le corps du maréchal Davout, entré à Berlin avant tousles autres, avait eu le temps de s’y reposer. Napoléon l’achc-