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LIVRE XXVI.
Nft'v. 1800.
d'en assiégerles places, etde couvrir ladioile «lel’amiee quimarche sur laPologne.
Napoléon sereserve desuivre, avecune secondearméede 80 millehommes,la premièrearméede 80 milleacheminée surh Vlstule.
Napoléon enexpédiantJe maréchalDavout surPose»,
Jui donne sapensée àl'égard de laPologne.
Napoléon neveut proclamerrindepenrtance
habile et vigoureux officier, le général Vandamme, devait en-vahir la Silésie, en assiéger les places, porter une partie deses troupes jusqu’à Kaliscli, et couvrir ainsi contre l’Autrichela droite du corps qui marcherait sur Posen.
Les troupes dirigées sur la Pologne pouvaient monter à en-viron 80 mille hommes, entre lesquels le corps du maréchalDavout figurait pour 23 mille, celui du maréchal Augereaupour 17, celui du maréchal Lannes pour 18, le détachementdu prince Jérôme envoyé à Kalisch pour 14, enfin la réservede cavalerie de Murat pour 9 à 10 mille. C’était plus qu’il tienfallait pour faire face aux forces russes et prussiennes, qu’onétait exposé à rencontrer dans le premier moment.
Dans cet intervalle, les corps des maréchaux Soult et Ber-nadotte étaient en marche de Lubeck sur Berlin. Ils devaientséjourner quelque temps dans cette capitale, s’y refaire, ets’y pourvoir de ce qui leur manquait. Le maréchal Ney s’vétait rendu après la capitulation de Magdebourg, et il s’ap-prêtait à marcher sur l’Oder. Napoléon, avec la garde impé-riale, avec la division de grenadiers et voltigeurs du généralOudinot, avec le reste de la réserve de cavalerie qui se re-posait à Berlin, avec les trois corps des maréchaux Souit>Bernadotle et Nev, pouvait disposer d’une seconde armée de80 mille hommes, à la tête de laquelle il devait se transpor-ter en Pologne, pour soutenir le mouvement de la première.
Le maréchal Davout, dirigé le premier sur Posen, était unhomme ferme et réfléchi, duquel il n’y avait aucune imp 1 ' 11 "dence à craindre. Il avait été initié à la véritable pensée deNapoléon relativement à la Pologne. Napoléon était franche-ment résolu à réparer le grave dommage que l’abolition decet antique royaume avait causé à l’Europe; mais il ne se dis-simulait pas l’immense difficulté de reconstituer un Etat dé-truit, surtout avec un peuple dont l’esprit anarchique élu' 1aussi renommé que la bravoure. Il ne voulait donc s’enga?* 1dans une telle entreprise, qu’à des conditions qui en rendis-