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LIVRE XXVI.
Nov. 1805.
Direction descours d’eaudans la plainedu nordde l’Europe.
Aspectdupavsentre l’Elheet l’Oder.
Aspect du pavsentre l'Oderet la- Vistule.
abritée sous le bois et le chaume. Sur ce sol les transportssont d’une difficulté sans égale, car aux sables mouvants suc-cède une glaise, dans laquelle on enfonce profondément dèsqu’elle est pénétrée par les eaux, et qui se change après quel-ques jours de pluie en une vaste mer de boue. Les hommes ypérissent si on ne vient les en arracher. Quant aux chevaux,canons, bagages, ils s’y abîment sans pouvoir être sauvés,même par les bras de toute une armée. Aussi la guerre n’est-elle possible dans cette portion de la plaine du Nord, qu’enété, lorsque la terre est entièrement desséchée, ou dans l’hiver,lorsqu’une gelée de plusieurs degrés a donné au sol la consis-tance de la pierre. Mais toute saison intermédiaire est mortelleaux combinaisons militaires, surtout aux plus habiles, quidépendent, comme on sait, de la rapidité des mouvements.
Ces caractères physiques ne se montrent réunis qu’en ap-prochant de la Vistule , et surtout plus loin entre la Vistule etle Niémen. Ils commencent toutefois à se faire voir après l’Oder.Un phénomène particulier à ces vastes plaines, que nous avonsdéjà signalé, et qui se retrouve ici, c’est que les sables relevésen dunes le long de la mer, rejettent les eaux vers l’intérieurdu pays, où elles forment des lacs nombreux, se déchargenten petites rivières, puis se réunissent en plus grandes, jus-qu'à ce qu’elles s’accumulent, et deviennent de vastes fleuves,comme l’Elbe, l’Oder, la Vistule, capables de s’ouvrir uneissue à travers la barrière des sables. (Voir la carte n° 36.)Dans le Brandebourg et le Mecklembourg, c’est-à-dire entrel’Elbe et l’Oder, pays qui avait été le théâtre de la poursuitedes Prussiens par notre armée, on a déjà pu remarquer cesparticularités de la nature. Elles deviennent plus frapp ante:>entre l’Oder et la Vistule. (Voir la carte n° 37.) Les sables serelèvent, retiennent les eaux, qui, par la Net/e et la WaiW)vont chercher leur écoulement vers l’Oder. La Netze vientgauche, la Warta de droite, pour qui marche de Berlin à ^ alsovie, et, après avoir circulé l’une et l’autre entre la Vistul* 3