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[Vol. 4.]
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EYLAU.

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sinistres prophéties. Après le succès de la guerre de Prusse,d aurait voulu qu’on s’arrêtât sur l’Oder, et ne s’était pas“nposé la moindre contrainte dans l’expression de cette opi-nion. Parvenu à Bromberg à la suite d’une marche pénible, ilécrivit à Napoléon qu’il venait de parcourir un pays sablon-neux , stérile, sans habitants, comparable, sauf le ciel, au dé-Ser t qu’on traverse pour aller d’Égypte en Syrie; que le soldatétait triste, atteint de la fièvre, ce qui était dû à l’humiditédè sol et de la saison ; que les Polonais étaient peu disposés às ’insurger, et tremblants sous le joug de leurs maîtres; qu’ilée fallait pas juger de leurs dispositions d’après l’enthousiasmefa °tice de quelques nobles attirés à Posen par l’amour du bruit^ de la nouveauté; qu’au fond ils étaient toujours légers,Avisés, anarchiques, et qu’en voulant les reconstituer enc ° r ps de nation, on épuiserait inutilement le sang de la FranceP°hr une œuvre sans solidité et sans durée.

^ a poléon, demeuré à Berlin jusqu’aux derniers jours deD ° v embre, recevait, sans en être étonné, les rapports conlra-d'ctoires de ses lieutenants, et attendait que le mouvementI >r oduit par la présence des Français eût éclaté dans toutesprovinces polonaises, pour se faire une opinion à l’égard^ ‘'établissement de la Pologne, et se résoudre, ou à traver-

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cette contrée comme un champ de bataille, ou à élever surS °1 un grand édifice politique. 11 fit partir Mural, aprèsa 'oir spécifié de nouveau les conditions qu’il entendait4ll 'e à la restauration de la Pologne, et les instructions^‘1 voulait qu’on suivit en marchant sur Varsovie.

^ es Russes étaient arrivés sur la Vistule, et avaient prisSess *°n de Varsovie. Le dernier corps prussien qui restâtP ‘°i Frédéric-Guillaume, placé sous les ordres du généralCc l) officier sage autant que brave, était établi à Thorn,

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ço^ddéon voulut qu’en s’approchant de Varsovie, les diversf* s de l’armée française se seri'assent les uns aux autres,

garnisons à Graudenz et à Dantzig.

Nov, 1*0(5.

CommentrsapolëonappreVirles rapportsrontradietoire?,de seslieutenants.