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LIVRE XXVI.
D*. 1806 .
tîrnnd
etablissementmilitaire créé'à Thorn.
La Vistuletftant passée,Napoléonarrête sesoperationspour la fin tlela campagne.
jusqu’à mi-corps, tirèrent les barques sur le rivage, sous lefeu des Prussiens. Les quatre cents Français, s’élançant aussi-tôt à terre, coururent sur l’ennemi. Bientôt les barques, ren-voyées de l’autre côté de la Vistule, amenèrent de nouveauxdétachements, et les troupes de Ney furent assez nombreusesdans Thorn, pour s’en rendre maîtresses.
Après cet acte d’audace, si heureusement accompli, I emaréchal Ney s’occupa de faire son établissement à Thorn,pour lui et pour les corps qui viendraient le joindre. Ils s’em-pressa d’abord de réparer le pont, ce qui ne fut pas difficile,vu que la destruction n’en avait été que très-incomplète. 1*découvrit des barques en grand nombre, parce que la navi-gation est plus active sur la basseVistule, et il en réunit assezpour en expédier sur Varsovie, et sur les points intermédiai-res, notamment à Utrata, où elles étaient fort nécessaires aumaréchal Augereau, pour le transport de ses vivres. Puiss’occupa de faire à Thorn ce qu’on avait déjà fait à Posen età Varsovie, c’est-à-dire de créer des manutentions de vivres,des hôpitaux, des établissements de tout genre. Bromberg fi 111est situé sur le canal de NackeJ, à peu de distance de Thom>pouvait y verser une partie de ses vastes ressources, ce q ulfut exécuté sans retard, au moyen de la navigation. Ney rang etensuite les sept régiments de son corps d’armée autour deThorn, les disposant comme des rayons autour d’un centre, etplaçant sa cavalerie légère à la circonférence, afin de se g araDtir des cosaques, coureurs fort actifs et fort incommodes.
Lorsque Napoléon apprit qu’il était, par le zèle et la h ardiesse de ses lieutenants, maître du cours de la Vistule, sles deux points principaux de Thorn et de Varsovie, il arrettout de suite son plan d’opération pour la fin de l’automne-^connaissait assez l’état du pays et l’action des pluies sur ce -argileux, pour se décider à prendre ses quartiers d’I»'^'Mais auparavant il voulait frapper sur les Russes un
coup»'au
sinon décisif au moins suffisant pour les rejeter jusq u