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[Vol. 4.]
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EYLAÜ.

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d’une suffisante résistance, moyennant qu’on y plaçât quel- Dec. îsoa.ques troupes.

Napoléon partit donc de Posen dans la nuit du 15 au 1G q ^ t a t ^°p e 0 0 s " „décembre, après y être demeuré dix-neuf jours, passa par Varsovie,Kutno et Lowicz, commanda partout des vivres, des ambu-lances , pour le cas d’un mouvement rétrograde, peu probable,

•nais toujours prévu par sa prudence, veilla enfin à la marchede ses colonnes sur Varsovie, et s’occupa surtout d’y fairearriver la garde et les grenadiers d’Oudinol 1 .

Il entra la nuit dans la capitale de la Pologne, pour éviterles démonstrations bruyantes, car il ne lui convenait pas depayer quelques acclamations populaires par des engagementsImprudents. Le Polonais Wibiski l’avait précédé, et avait em-ployé tout son esprit à persuader à ses compatriotes qu’ilsdevaient se dévouer à Napoléon, avant d’exiger qu’il se dé-vouât à eux. Beaucoup d’entre eux s’étaient rendus aux bonnesfaisons qu’il leur donnait. Le prince Poniatowski, neveu dudernier roi, prince jeune, brillant et brave, espèce de hérose udormi dans la mollesse, mais prêt à s’éveiller au premierbruit des armes , était du nombre de ceux qui s’étaient offerts

1 Nous citons la lettre suivante, qui indique bien la situation au moment'hmt il s'agit dans ce récit.

Au général Clarke.

Lowicz, 18 décembre 1806, sept heures du soir.

J’arrive à Lowicz. Je vous écris pour vous ôter toute espèce d’inquiétude.® " > a rien ici de nouveau. Les armées sont en présence. Les Musses sontfiUr la rive droite de la Narew, et nous sur la rive gauche. Indépendamment•Je Praga, nous avons deux tètes de pont : une à Modlin, l’autre snr la Na-rew , à l’embouchure de l’Ukra. Nous avons ’l’horn, et une armée à vingt''eues en avant qui manœuvre sur l’ennemi. Toutes ces nouvelles sont pourv °«s. Il est possible que d'ici à huit jours il y ait une affaire qui finisse lacampagne. Prenez vos précautions pour qu'il n’y ait aucun fusil ni à Berlina' dans les campagnes, qne Spandau et Custrin soient en bon état, et quePartout on fasse un bon service.

Ecrivez à Mayence et à Paris, pour dire seulement que vous écrivez, qu’ila y a rien de nouveau, ce qu’il faut faire, en général, tons les jours, quandne passe pas de mes courriers : cela déconcerte les mauvais bruits.

Nvpor.éON.