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LIVRE XXVI.
Dec. 180 ô.
Combatde Colvmin.
plus vrais cependant qu’aucune des publications européennesde cette époque; mais que faut-il penser d’une telle manièrede raconter ses propres actes ? Les Russes assurément étaientassez braves pour être véridiques.
Dans cette môme journée du 26, les deux divisions restéesau maréchal Davout, ainsi que les deux divisions composantle corps du maréchal Augereau, arrivaient en face de Goly-min. Ce village était entouré d’une ceinture de bois et de ma-récages , entremêlée de quelques hameaux, derrière laquelleles Russes étaient établis, avec une forte réserve au villagemême de Golymin. (Voir la carte n° 39.)
Le maréchal Davout débouchant par la droite, c’est-à-direpar la route de Pultusk, fit attaquer les bois qui formaient deson côté l’obstacle à vaincre, pour pénétrer dans Golymin-Le maréchal Augereau débouchant par la gauche, c'est-à-direpar la route de Lopaczym, avait à traverser des marécages,semés de quelques bouquets de bois, et au milieu de ces ma-récages un village à emporter, celui de Ruskovo , par où pas-sait la seule route praticable. La brave infanterie du maréchalDavout repoussa, non sans perte, l’infanterie russe des corpsdétachés de Saken et de Gallitzin. Après une vive fusillade,elle la joignit à la baïonnette, et la contraignit par des com-bats corps à corps, à lui abandonner les bois auxquels ell es’appuyait. A la droite de ces bois si disputés, le maréchalDavout forçait la route de Pultusk à Golymin, et lançait su'les Russes une partie de la réserve de cavalerie, confiée •Rapp, l’un de ces aides-de-camp intrépides, que Napoléon I e "nait sous sa main pour les employer dans les occasions difhciles. Rapp culbuta l’infanterie russe, tourna les bois, et •’*ainsi tomber l’obstacle qui couvrait Golymin. Mais expose ■un feu des plus vifs, il eut le bras cassé. A gauche Augere aUfranchissant les marécages, malgré les forces ennemies p' 1 ’cées sur ce point, enleva le village de Ruskovo, et marchad eson côté sur Golymin, but commun de nos attaques concen