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fies Français avaient donc sur tous les points conquis leterrain qui domine Pultusk, et il ne leur restait plus qu’undernier effort à faire pour précipiter les Russes dans la Narew,lorsque le général Benningsen, profitant de la nuit, dérobas on armée, en la faisant passer par les ponts de Pultusk. Tan-dis qu’il donnait ses ordres de retraite, Lannes plein d’ardeur,r assuré par l’arrivée de la division Gudin, délibérait s’il fallaitlivrer immédiatement la seconde attaque, ou la remettre aulondemain. L’heure avancée, la difficulté de communiquer dansCe chaos de boue, de pluie, d’obscurité, décidèrent la remisedu combat. Le lendemain la brusque retraite des Russes en-Wa aux Français le prix mérité de leur lutte audacieuse et°Piniàtre.
Oe combat acharné, où 18 mille hommes avaient été pen-dant toute une journée en présence de 43 mille, pouvait cer-tainement être appelé une victoire. Grâce à leur petit nombre,** la supériorité de leur tactique, les Français avaient à peinePerdu 1,500 hommes tués ou blessés. (Nous parlons d’aprèsdes états authentiques.) La perte des Russes, au contraire,s élevait en morts ou blessés, à plus de 3 mille hommes. Ilsn °«s laissèrent 2 mille prisonniers, et une immense quantitéd artillerie.
Cependant le général Benningsen, rentré dans Pultusk,écrivit à son souverain qu’il venait de remporter une victoireSl ?nalée sur l’empereur Napoléon, commandant en personne^ r °is corps d’armée, ceux des maréchaux Davout, Lannes etc det, plus la cavalerie du prince Murat. Or, il n’y avait pas,Co, flttie on a pu le voir, de corps d’armée du maréchal Suchet,Risque le maréchal Suchet commandait simplement une di-^' s i°n du maréchal Lannes ; il y avait sur le terrain de Pultuskh 6Ux divisions du maréchal Lannes, une seule du maréchal^ v °ut, pas de cavalerie du prince Murat, et encore moins^Pereur Napoléon commandant en personne.
d’E
On
a souvent parlé des bulletins menteurs de l’Empire,
n>?c. itoo.
Résultatsîle U bataillede Pultusk.
Uerit de cettebataille
par le généralBenningsen.