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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Janr. 1807.

Le generalBenningsenfait un grandddtour enarrière, pourseporter sur lelittoral de laBaltique.

Les deux généraux russes étaient à peine d’accord sur leplan à suivre, qu’une résolution prise à Saint-Pétersbourg, enconséquence des faux récits du général Benningsen, lui con-férait l’ordre de Saint-Georges, le nommait général en chef,le débarrassait de la suprématie militaire du vieux Kamenski,et de la rivalité du général Buxhoewden. Ces deux derniersétaient par la même résolution rappelés de l’armée.

Le général Benningsen, resté seul à la tête des troupes rus-ses, persista naturellement dans un plan qui était le sien, etse hâta de le mettre à exécution. Il remonta la Narew jusqu’àTykoczyn, passa le Bober près de Goniondz, à l’endroit mêmeoù Charles XII l’avait franchi un siècle auparavant, et vinttraverser la ligne des lacs, près du lac Spirding, par Àrys,Rhein, Rastenburg et Bischoffstein. Le nom des lieux indiquequ’il avait atteint le pays allemand, c’est-à-dire la Prusseorientale. Le 22 janvier, un mois après les dernières actionsde Pultusk, de Golymin et de Soldau, il arrivait à Heilsbergsur l’Àlle. Ce n’est pas ainsi qu’il faut marcher pour surpren-dre un ennemi vigilant. Cependant caché par cet impénétrablerideau de forêts et de lacs, qui séparait les deux armées, * emouvement des Russes était demeuré entièrement inaperÇ udes Français.

A cette époque, le général Essen avait enfin amené les deu*divisions de réserve, annoncées depuis long-temps, ce q ulportait le nombre total des divisions de l’armée russe à di*>indépendamment du corps prussien du général Lestocq. ^ eSdeux nouvelles divisions, composées de recrues, furent des-tinées à garder, outre le Bug et la Narew, la position qu’avaie otoccupée antérieurement les deux divisions du général BuXhoewden, restées étrangères aux opérations du mois de décembre. La division Sedmaratzki fut postée à Goniondz, surle Bober, pour veiller sur la ligne des lacs, maintenir l eScommunications avec le corps du général Essen, et donne rdes ombrages aux Français sur leur droite. De dix divisi° nS