Band 
[Vol. 4.]
Seite
286
JPEG-Download
 

286

LIVRE XXVI.

Janv. 18u7.

Forces activesde Napoléonpendantla campagnedu moisde février.

fusiliers de la garde, le régiment de la garde municipale deParis, la légion du Nord, deux des cinq régiments de chas-seurs d’Italie déjà rendus en Allemagne, enfin les Badois, de-vaient se réunir à Stettin, sous le général Ménard, et s’élevantvers Posen, tâcher de se joindre au maréchal Lefebvre, quiviendrait à eux ou les laisserait venir à lui, selon les événe-ments, de manière à tomber tous ensemble sur le corps russe,qui voudrait aller de la Vistule à l’Oder. Enfin le maréchalMortier avait ordre de quitter le blocus de Stralsund, d’y pla-cer dans de bonnes lignes de circonvallation les troupes in-dispensables au blocus, puis de se joindre avec les autres aurassemblement du général Ménard, et d’en prendre la direc-tion, si ce rassemblement, au lieu de s’élever jusqu’à la Vis-tule pour renforcer le maréchal Lefebvre, était, par les cir-constances de la poursuite, ramené vers l’Oder.

Napoléon laissa Duroc à Varsovie, pour y avoir un homm ede confiance. Le prince Poniatowski avait organisé quelqu eSbataillons polonais. Ceux qui étaient les plus avancés dansleur organisation durent, avec les régiments provisoires arri-vant de France, garder, sous les ordres du général LemarroiSiles ouvrages de Praga. Napoléon fit partir de Varsovie, char-gés de biscuit et de pain, tous les équipages dont il pouvait

igS

disposer, espérant que la gelée facilitant les transports,soldats ne manqueraient de rien. En vertu de ces ordres, c© lSles 27, 28, et 29 janvier, l’armée devait être réunie à AU eDstein le 3 ou le 4 février. 11 faut remarquer que les renfort® ’amenés avec tant de prévoyance de France et d’Italie, étai eI1encore en marche ; que le 2 e léger, le 15 e de ligne, les q ua *' rrégiments de cuirassiers empruntés à l’armée de Napl eS ’étaient seuls arrivés sur la Yistule, que les autres corp*n’avaient pas atteint la ligne de l’Elbe; que Napoléon avaitpeine reçu les premiers détachements de recrues tirésdépôts au lendemain de la bataille d’Iéna, ce qui lui avait P r °curé une douzaine de mille hommes tout au plus, et ce