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LIVRE XXVI.
j»nv. 1807. lui causer d’inquiétudes inutiles, mais qu’il était en plein mou-vement, et qu’il en coûterait cher aux Russes, s’ils ne se ravi-saient pas.
qultte^Varsovie Parti le 30 de Varsovie, Napoléon était le 30 au soir àP à U ia*téte e de Prasznitz, et le 31 à Willenberg. Murat l’ayant devancé, avait
l'armée. ,
reuni en toute hâte ses régiments de cavalerie, sauf les cui-rassiers dispersés le long de la Vistule, et formait l’avant-gardedu maréchal Soult, déjà concentré sur Willenberg. (Voir lacarte n° 38.) Le maréchal Davout avait exécuté des marchesforcées pour se rendre à Myszniec, le maréchal Augereau pourse rendre à Neidenbourg. Pendant ce temps, le maréchal Neyavait rassemblé ses divisions à Hohenstein, prêt à se porteren avant dès que le gros de l’armée aurait dépassé sa droite.Le maréchal Bernadotte, rétrogradant lentement, était venus’établir en arrière de la gauche de Ney, à Loebau, puis àStrasbourg, et enfin aux environs de Thorn. Jusqu’ici tout sepassait à souhait. L’ennemi avait, par sa colonne de droite,suivi pas à pas le mouvement du maréchal Bernadotte, et p al 'celle de gauche, s’était à peine avancé vers Allenstein. Vueinconcevable inaction le retenait depuis quelques jours dansii<f«?taüên du cette position. Le général Beuningsen, plein de hardiesseBenninçsen quand il avait fallu projeter une grande manœuvre sur las'eJgSger sur basse Vistule, hésitait maintenant qu’il s’agissait de s’engag ervistùîe.* dans cette manœuvre audacieuse, qui était fort au-dessus deses facultés et de celles de son armée. Il faut, pour se hasa r 'der dans de telles entreprises, la confiance qu’inspire l’habi-tude de la victoire, et de plus l’expérience des diverses p ar1 'péties à travers lesquelles ou est condamné à passer avantd’arriver au succès. Le général Beuningsen, qui n’avait nicette confiance, ni cette expérience, flottait entre mille incertitudes, donnant aux autres et à lui-même les faux prétextesdont se couvre l’irrésolution, tantôt disant qu’il attendait seSvivres et ses munitions, tantôt affectant de croire, ou croyantvéritablement, que le mouvement rétrograde du corps “