EYLAÜ.
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Bergfried, à Waltersdorf, à Hoff, à Heilsberg, à Eylau môme fev. iso7.
°n peut dire que l’armée du général Benningsen était réduiteà 80 mille hommes environ, dont 72 mille Russes et 8 millePrussiens. Ainsi en attendant l’arrivée du général Lestocq etdu maréchal Ney, 72 mille Russes allaient combattre 54 millefrançais. Les Russes avaient de plus une artillerie formidable,évaluée à 4 ou 500 bouches à feu. La nôtre montait tout auplus à 200, la garde comprise. Il est vrai qu’elle était supé-rieure à toutes les artilleries de l’Europe, même à celle desAutrichiens. Le général Benningsen se décida donc à attaquerdès la pointe du jour. Le caractère de ses soldats était éner-gique, comme celui des soldats français, mais conduit pard’autres mobiles. U n’y avait chez les Russes ni cette confiancedans le succès, ni cet amour de la gloire, qui se voyait chezles Français, mais un certain fanatisme d’obéissance , qui lesPortait à braver aveuglément la mort. Quant à la dose d’iu-lelligence chez les uns et les autres, il n’est pas nécessaired’en faire remarquer la différence.
Depuis qu’on avait débouché sur Eylau, le pays se mon- liu ,: |3 1|( ,lr ait uni et découvert. La petite ville d’Eylau, située sur une d E * lau -légère éminence, et surmontée d’une flèche gothique, étaitle seul point saillant du terrain. À droite de l’église, le sol,^baissant quelque peu, présentait un cimetière. En face, ilSe relevait sensiblement, et sur ce relèvement marqué deQuelques mamelons, on apercevait les Russes en masse pro-cède. Plusieurs lacs, pourvus d’eau au printemps, desséchés611 ^é, gelés en hiver, actuellement effacés par la neige, neSe distinguaient en aucune manière du reste de la plaine. A
' Les Russes avaient perdu 1,500 hommes à Mohrungen.
1,000 —
à Bergfricd.
3,000 —
à Waltersdorf.
2,000 —
à Hoff.
1,000 —
à Heilsberg.
500 —
à Eylau.
Total. , , 9,000 hommes.