298
LIVRE XXVI.
Fev. 1807 . uem j ; tous présents au feu. Il ne fallait pas espérer de voirarriver le corps de Bernadotte, demeuré à une distance detrente lieues.
Napoléon, qui pendant cette nuit dormit à peine trois ouquatre heures sur une chaise, dans la maison du maitre deposte, plaça le corps du maréchal Soult à Eylau même, par-tie dans l’intérieur, partie à droite et à gauche de la ville, lecorps d’Augereau et la garde impériale un peu en arrière,toute la cavalerie sur les ailes, attendant qu’il fit jour pourarrêter ses dispositions.
Le général Benningsen s’était enfin déterminé à livrer ba-qu! l 'i^dTeiLt taille. Il se trouvait en plaine, ou à peu près, terrain excellentHémmi'wn -, P our ses fantassins, peu manoeuvriers mais solides, et pourlivrer bataille. ga cava i er j e q U j ét a it nombreuse. Sa grosse artillerie, à la-quelle il avait fait faire un détour, pour qu’elle ne gênât passes mouvements, venait de le rejoindre. G’etait un précieuxrenfort. De plus il était tellement poursuivi, qu’il se voyaitforcé d’interrompre sa marche pour tenir tête aux Français.Il faut, à une armée qui bat en retraite, un peu d’avance, afinqu’elle puisse dormir et manger. Il faut aussi qu’elle n’ait pasl’ennemi trop près d’elle, car essuyer une attaque eq route,le dos tourné, est la plus dangereuse manière de recevoir unebataille. Il est donc un moment où ce qu’il y a de plus sageest de choisir son terrain, et de s’y arrêter pour combattre-C’est la résolution que prit le général Benningsen le 7 au soif-Force <ie ]| fit halte au delà d’Evlau, résolu à soutenir une lutte achar-née. Son armée, qui s’élevait à 78 ou 80 mille hommes, et a90 mille avec les Prussiens, lors de la reprise des hostilités;avait fait des pertes assez notables dans les derniers combats,mais fort peu dans les marches, car une armée qui se retiresans être en déroule, est ralliée par l’ennemi qui la poursuit,tandis que l’armée poursuivante, n’ayant pas les mêmes mo-tifs de se serrer, laisse toujours une partie de son effectif enarrière. En défalquant les pertes essuyées à Mohrungen, a