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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Fev. 1807.

( barge detoute la réservede cavaleriesur l'infanterierusse.

neige, ayant cessé de tomber, permit d’apercevoir ce doulou-reux spectacle. Sur six ou sept mille combattants, quatremille environ, morts ou blessés, jonchaient la terre. Augereau,atteint lui-méme d’une blessure, plus touché au reste dudésastre de son corps d’armée que du péril, fut porté dans lecimetière d’Eylau aux pieds de Napoléon, auquel il se plaignit?non sans amertume, de n’avoir pas été secouru à temps. Unemorne tristesse régnait sur les visages, dans l’état-major im-périal. Napoléon, calme et ferme, imposant aux autres l’im-passibilité qu’il s’imposait à lui-méme, adressa quelques paro-les de consolation à Augereau, puis il le renvoya sur les der-rières, et prit ses mesures pour réparer le dommage. Lançon 1d’abord les chasseurs de sa garde, et quelques escadrons d cdragons qui étaient à sa portée, pour ramener la cavaler |üennemie, il fit appeler Murat, et lui ordonna de tenter uneffort décisif sur la ligne d’infanterie qui formait le centre dol’armée russe, et qui, profitant du désastre d’Augereau, com-mençait à se porter en avant. Au premier ordre, Murat éta* 1

accouru au galop. — Eh bien, lui dit Napoléon, nous laisserastu dévorer par ces gens-là? — Alors il prescrivit à cet héi° lque chef de sa cavalerie, de réunir les chasseurs, les drag 00 *’les cuirassiers, et de se jeter sur les Russes avec quatre-viug tsescadrons, pour essayer tout ce que pouvait l’élan d’une p areille masse d’hommes à cheval, chargeant avec fureurinfanterie réputée inébranlable. La cavalerie de la garde f utportée en avant, prête à joindre son choc à celui de la caValerie de l’armée. Le moment était critique, car si l’infan terlrusse n’était pas arrêtée, elle allait aborder le cime tie ^centre de la position, et Napoléon n’avait pour le défe* 1que les six bataillons à pied de la garde impériale.

Murat part au galop, réunit ses escadrons, puis les fmt P

ser entre le cimetière et Rothenen, à travers ce même

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ché par lequel le corps d’Augereau avait déjà marché à ^destruction presque certaine. Les dragons du général Grou