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[Vol. 4.]
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LIVRE xxvr.

rév. 1807.

Le combat«•'tant rétabli aucentre,Napoléonattend lerésultat (lel’actionengagée surles ailes.

à cheval de la garde, conduits par le général Lepic, l’un deshéros de l’armée, s’élancent à leur tour, pour seconder lesefforts de Murat. 11 partent au galop, chargent les groupesd’infanterie qu’ils aperçoivent debout, et, parcourant le ter-rain en tout sens, complètent la destruction du centre de l’ar-mée russe, dont les débris achèvent de s’enfuir vers les bou-quets de bois qui lui ont servi d’asile.

Durant cette scène de confusion, un tronçon détaché decette vaste ligne d’infanterie s’était avancé jusqu’au cimetièremême. Trois ou quatre mille grenadiers russes, marchant droitdevant eux, avec ce courage aveugle d’une troupe plus bravequ’intelligente, viennent se heurter contre l’église d’Eylau, etmenacent le cimetière occupé par l’état-major impérial.garde à pied, immobile jusque-là, avait essuyé la canonnadesans rendre un coup de fusil. C’est avec joie qu’elle voit naitr eune occasion de combattre. Un bataillon est commandé : deu*se disputent l’honneur de marcher. Le premier en ordre, con-duit par le général Dorsenne, obtient l’avantage de se me sl) 'rer avec les grenadiers russes, les aborde sans tirer un coupde fusil, les joint à la baïonnette, les refoule les uns sur l e?autres, tandis que Murat, apercevant cet engagement, l alicesur eux deux régiments de chasseurs sous le général Bruyèr 0,Les malheureux grenadiers russes, serrés entre les ba*° n 'nettes des grenadiers de la garde, et les sabres de nos ch»®'seurs, sont presque tous pris ou tués, sous les yeux de Nap 0 'léon, et à quelques pas de lui.

Cette action de cavalerie, la plus extraordinaire peut-ê^de nos grandes guerres, avait eu pour résultat de culbute 1centre des Russes, et de le repousser à une assez grandetance. 11 aurait fallu avoir sous la main une réserve d’inf aDt ^rie, afin d’achever la défaite d’une troupe qui, après scouchée à terre, se relevait pour faire feu. Mais Nap° ^n’osait pas disposer du corps du maréchal Soult, réduitè 0 ^moitié de son effectif, et nécessaire à la garde d’Eyl aU<