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LIVRE XXVI.
ev. 1807 . poursuite, que ses lieutenants étaient très-capables d’exécutereux-mémes.
En marchant on acquit plus complètement encore la con-viction du désastre essuyé par les Russes. A mesure qu’onavançait, on trouvait les villages et les bourgs de la Prusseorientale remplis de blessés; on apprenait le désordre, laconfusion, le triste état enfin de l’armée fugitive. Néanmoinsles Russes, en comparant cette bataille à celle d’Austerlitz,étaient fiers de la différence. Ils convenaient de leur défaite,mais ils se dédommageaient de cet aveu, en ajoutant que lavictoire avait coûté cher aux Français.
On ne s’arrêta que sur les bords de la Frisching, petite ri-vière qui coule de la ligne des lacs à la mer , et Murat poussases escadrons jusqu’à Koenigsberg. Les Russes réfugiés entoute hâte, les uns au delà de la Prégel, les autres à Koenigs-berg même, faisaient mine de vouloir s’y défendre, et avaientbraqué sur les murs une nombreuse artillerie. Les habitantsépouvantés se demandaient s’ils allaient éprouver le sort deLubeck. Heureusement pour eux Napoléon voulait mettre ua
Cependant, après mûr examen, on n’en trouva jamais plus de six mille dquelques cents, et moins de six mille pour Eylau même, ce qui, en tenaitcompte des morts survenues, s’accorde parfaitement avec le chiffre de 7,0ff^fourni par le directeur des hôpitaux. Nous croyons donc être dans le vrai e"portant à 3 mille morts et 7 mille blessés les pertes de la bataille d’E>' aU 'Napoléon, en parlant dans son bulletin de 2 mille morts et de 5 à <i ni'** 0blessés, avait, comme on le voit, peu altéré la vérité, en comparaison de c< jqu'avaient fait les Russes. On peut même dire que le soir de la bataille, 1était fondé a n’en pas supposer davantage.
Quant aux pertes des Russes, j’ai adopté leurs propres chiffres, et cel1 *qui furent constatés par les Français. Nous trouvâmes 7 mille cadavres, edans les lieux environnants 5 mille blessés. Us durent en emmener un bc>* ucoup plus grand nombre. L’Allemand Both dit qu'ils ramenèrent 14.000 bleSsés à Xœuigsberg, lesquel* moururent presque tous île froid. Hd’ailleurs qu’ils eurent 7 mille morts, et laissèrent 5 mille blessés s» 1champ de bataille. Ajoutez 3 à 4 mille prisonniers, et on arrive à une P er |totale de 30 mille hommes, qui ne peut guère être contestée. Le gé" e ^“Benningsen, toujours si peu exact, avoua lui-même dans son récit une |> clde 20 mille hommes.