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EYLAU.
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dont 3 mille morts et 7 mille blessés perte bien inférieure F « v - 18u? -à celle de l’armée russe, et qui s’explique par la position denos troupes rangées en ordre mince, par l’habileté de nos ar-tilleurs et de nos soldats. Ainsi dans cette journée fatale, prèsde 40 mille hommes des deux côtés avaient été atteints parle feu et le fer. C’est la population d’une grande ville détruiteen un jour! Triste conséquence des passions des peuples! pas-sions terribles, qu’il faut s’appliquer à bien diriger, mais nonpas chercher à éteindre!
Napoléon, dès le 9 au matin, avait porté ses dragons et sescuirassiers en avant, afin de courir après les Russes, de les R K^ S n4sS^ àjeter sur Kœnigsberg, et de les refouler pour tout l’hiver audelà de la Prégel. Le maréchal Ney, qui n’avait pas eu beau-coup à faire dans la journée d’Eylau, fut chargé de soutenir^urat. Les maréchaux Davout et Soult devaient suivre à peude distance. Napoléon resta de sa personne à Eylau pour pan-Se r les plaies de sa brave armée, pour la nourrir, et mettreto ut en ordre sur ses derrières. Cela importait plus qu’une
1 II est rare qu’on parvienne à constater les pertes essuye'es dans une ba-bille avec autant de précision qu’on peut le faire pour la bataille d’Eylau-Je ‘»e suis livré, afin d’y réussir, à un travail attentif, et voici la vérité, au-’*nt du mo i ns q U 'j| cs t possible de l’obtenir en pareille matière. L’inspecteures hôpitaux constata le soir même, à Eylau, l’existence de 4,500 blessés,* e lendemain, après avoir fait le tour des villages environnants, il enPnnta le nombre total à 7,094. Son rapport a été conservé. Les rapports desers corps présentent, au contraire, un chiffre beaucoup plus considérable,fini ferait monter à 13 ou 14 mille le nombre des hommes atteints plusteu' n °' nS '’ ravcinen * : - Cnit 6 différence s’explique par la manière dont les au-t e FS . ces rapports entendent le mot de blessés. Les chefs de corps comp-ta’ , ' Us< I u llux moindres contusions, chacun d’eux naturellement cherchant he valoir les souffrances de ses soldats. Mais la moitié des hommes dési-^ comme blessés ne songeaient pas même à se faire soigner, et la preuve^n^ s t dans le rapport du directeur des hôpitaux. l)u reste, un mois après,M Controverse fort curieuse s’établit par lettres, entre Napoléon etM. Daru.tul e " nC ^ rouva ‘* : pa» plus de six mille blessés dans les hôpitaux de laVis-s ’ ^ e ' a paraissait contestable à Napoléon, qui croyait en avoir davantage,en comprenant dans ce nombre les blessés de la bataille d’Eylau, etx des combats qui Pay aient précédée, depuis la levée des cantonnements.
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