Band 
[Vol. 4.]
Seite
331
JPEG-Download
 

EYLAU.

331

pour l’usage du corps du maréchal Soult à Spanden. De vastes M:,rs isotêtes de pont étaient ajoutées à chacun des deux, afin depouvoir déboucher au delà, Napoléon répétant sans cesse àses lieutenants, qu’une ligne n’était facile à défendre que lors-qu’on était en mesure de la franchir à son tour, pour prendrel'offensive contre celui qui l’attaquait \ Deux ponts sur la Vis-tule, l’un à Marienbourg, l’autre à MarienwerdeV, assuraientla communication avec les troupes du maréchal Lefebvre, char-gées du siège de Dantzig. On pouvait donc aller à elles, oules amener à soi, et présenter partout à l’ennemi une massec °napacte. Le maréchal Lefebvre se rapprochait de Dantzig,eu attendant la grosse artillerie tirée des places de la Si-lésie, pour commencer ce grand siège, qui devait être l’occu-Pation et la gloire de l’hiver. Les ouvrages de Sierock, de^ r aga, de Modlin, destinés à consolider la position de Varso-Vle > se poursuivaient également.

C’est du petit bourg d’Osterode que Napoléon ordonnaitto ates ces choses. Ses soldats ayant du pain, des pommes deterr e, de la viande, de l’eau-de-vie, du chaume pour s’abriter,bois pour se chauffer, ne souffraient pas. Mais les officiersc l ui ne parvenaient à se procurer que la nourriture et le loge-® e nt du soldat, même avec leur solde exactement payée,eta ‘ e nt exposés à beaucoup de privations. Napoléon avaitV °ulu j eur donner l’exemple de la résignation, en restant au^•Heu d’eux. Les officiers de chaque corps, envoyés à Oste-’ pouvaient dire qu’ils ne l’avaient pas trouvé mieux éta-1 que le dernier d’entre eux. Aussi, répondant à son frèree PUj qui se plaignait des souffrances de l’armée de Naples,

” Ostc

“Une rivière ni une ligne quelconque, écrivait-il à Bernadotte (6 mars,»qu an( j Qe ^’ ne P euv- ent se défendre qu’en ayant des points offensifs; car,»tenj r ” n na fait que se défendre, on a couru des chances sans rien ob-» s jf ^ a *s, lorsqu’on peut combiner la défense avec un mouvement offen-"“ttà n / a ^ co,lr ’ r ù l’ennemi plus de chances qu'il n'en fait courir au corps»et do faites donc travailler jour et nuit aux têtes de pont de Spandenrïutiisl)(»|>g^ »