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qui restaient, n’étaient pas accrues du double au moins, on Mats 1807.ne ferait désormais autre chose que fuir devant les Français.
A.u surplus, tous les officiers russes, pleins d’admiration pournotre armée, sentant qu’au fond ils se battaient beaucoup plusPour l’Angleterre ou la Prusse que pour la Russie, désiraientta paix et la demandaient à grands cris.
Leurs troupes, qui n’étaient pas approvisionnées comme°elles de Napoléon par une prévoyance supérieure, mouraientde fai m . De guerre lasse, elles avaient cessé de batailler avectas nôtres. On se rencontrait à la maraude presque sans s’at-taquer. Il semblait qu’on fût instinctivement d’accord, pour nePas ajouter aux souffrances de cette situation. Il arrivait mêmequelquefois que de malheureux cosaques, poussés par la faim,s’exprimant par signes, venaient demander du pain à noss °ldats, en leur avouant que depuis plusieurs jours ils n’avaientr tan trouvé à manger; et nos soldats, toujours prompts à laP‘Ué, leur donnaient des pommes de terre, dont ils avaienttaie assez grande abondance. Singulier spectacle que ce retoura ^humanité, au milieu même des cruautés de la guerre!
Napoléon savait qu’en essuyant beaucoup de mal, il en avait N f p ^' n ae ourtait éprouver bien plus à l’ennemi. Mais il avait à combattre les faux bruitstas famt bruits accrédités à Varsovie, à Berlin, surtout à Pa- en France et
ris o . en Europe, a
oa prodigieuse gloire contenait seule les esprits, toujours la suites latadépend an t, s en France, toujours malveillants en Europe, et a'Eyiau.
^ Pouvait déjà pressentir qu’au premier revers sérieux, ihVe rrait les uns et les autres lui échapper. Aussi n’eut-il jamaisd’efforts à faire, autant d’énergie de caractère à dé- 1Ptayer, p our dominer l’opinion publique. De jeunes auditeurs \envoyés de Paris pour apporter au quartier-général le travail )e s divers ministères, et peu accoutumés au spectacle qui ;happait leurs yeux, des officiers mécontents, ou émus plusp Ue de coutume des horreurs de cette guerre, écrivaient enr ance des lettres remplies d’exagérations. — Concertez-vousaVec M - D aru, disait Napoléon à M. Maret, dans une de ses