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LIVRE XXVII.
Mars 1807.Les
Dardanelles,la merde Marmara,Constantinopleetle Bosphore.
L'escadreanglaise forcele passage desDardanelles *
des hommes les moins versés dans les connaissances géogra-phiques , que celle de Constantinople, située au milieu de lamer de Marmara, mer fermée, dans laquelle on ne peut péné-trer qu’en forçant les Dardanelles ou le Bosphore. Lorsqu ’ eI1venant de la Méditerranée, on a remonté le détroit des Dar-danelles pendant douze lieues, détroit qui, par ses bords rap-prochés, son courant continuel, ressemble à un vaste fleuve, ° ndébouche dans la mer de Marmara, large de vingt lieues, l 00 'gue de trente, et on trouve sur un beau promontoire, baig n ^d’un côté par la mer de Marmara elle-même, de l’autre par
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rivière des Eaux-Douces, l’immortelle cité, qui fut sousGrecs Byzance, sous les Romains Constantinople, et sousTurcs Stamboul, la métropole de l’islamisme. Vue de la mer, e *' eprésente un amphithéâtre de mosquées et de palais moresq ue *’entre lesquels se distinguent les dômes de Sainte-Sophie :tout à fait au bout du promontoire qu’elle occupe, on aperÇ 1le sérail où les descendants de Mahomet, plongés dans la 11,1lesso, sommeillent à côté du danger d’un bombardement, ** epuis que leur lâche incapacité ne sait plus défendre I e ®°‘phore et les Dardanelles, ces deux portes de leur einp' 1 *’pourtant si faciles à fermer. ^
Quand on a franchi les Dardanelles, traversé la m elMarmara, et dépassé le promontoire sur lequel Constanti n °Pest assise, s’ouvre un second détroit, plus resserré, plus re ^table, long de sept lieues seulement, et dont les bords s ^ ^tellement voisins l’un de l’autre, qu’une escadre y P ** 1 "j^g,coup sûr, s’il était bien défendu. Ce 'détroit est celui du ^phore, qui conduit dans la mer Noire. Les l)ardaneH eSpour l’empire ottoman la porte ouverte du côté de l’Ang' elele Bosphore la porte ouverte du côté de la Russie. MaisRusses ont contre eux l’étroite dimension du Bospb° re ’
Anglais ont contre eux le courant des eaux, coulant sans
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de la mer Noire â la Méditerranée. C’est ce courant, .
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sibleô vaincre, sans un vent favorable du sud, que u-