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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT.

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franchirent une espèce de ravin qui séparait la gauche de Avril iso7.notre première parallèle de la position occupée par les Prus-siens, s’élancèrent sur eux, les culbutèrent, en prirent treize,et obligèrent les autres à lâcher pied en jetant leurs fusils.

Aussitôt les soldats de la légion du Nord furent employés àcombler avec la pelle les tranchées que les assiégés avaientcommencées. Mais cette destruction des travaux de l’ennemise faisait à quarante toises de la place, et sous un feu de mi-traille et d’obus fort meurtrier. Nos travailleurs de la légiondu Nord, après avoir résisté un certain temps, finirent pars’enfuir les uns après les autres, et les Prussiens purent reve-nir dans l’ouvrage abandonné, avant qu’il eût été complète-ment détruit. A une heure du matin le général Chasseloup etle maréchal Lefebvre s’étant aperçus du retour de l’ennemi,résolurent de le chasser de nouveau. Quatre cents hommes du44 e , lancés sur l’ouvrage, y trouvèrent un fort détachementde grenadiers prussiens, les attaquèrent à la baïonnette, entuèrent ou blessèrent une cinquantaine, et en prirent unnombre à peu près égal, avec beaucoup de fusils et d’outils.

Une compagnie de Saxons resta jusqu’au jour pour combler àla pelle les tranchées des assiégés, mais au jour, quoique se-condés par nos tirailleurs, ils ne purent tenir sous les feux dela place, et furent obligés de se retirer.

Les Prussiens réoccupèrent l’ouvrage dans le courant de lajournée du 12, et ils élevèrent en toute hâte une espèce der edoute palissadée sur le mamelon à la possession duquel ilsattachaient tant de prix. 11 n’était pas possible de les laisserainsi paisiblement établis sur la gauche de nos tranchées. Illot décidé que la nuit suivante on leur enlèverait cette posi- c p™ u e r JaHon une troisième fois, et qu’on se hâterait de la lier à la se- a an Tia P nuitdIîc °nde parallèle, qui avait été ouverte dans la journée. Le 12, 12 au 13 ‘

^ neuf heures du soir, le chef de bataillon Rogniat, le général^uthod, à la tête de 300 grenadiers saxons de Bevilacqua,d’une compagnie de carabiniers de la légion du Nord, et d’une