FRIEDLAND ET T1LS1T.
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Le général Benningsen en effet, voyant l’inutilité des efforts JlMn t8ot.tentés contre le corps du maréchal Nev, le peu de succès ob- ^BennSgseitenu sur les autres points de la Passarge, et surtout la rapide ^ coup de
, . ... , l’offensive à la
concentration de l’armee française, reconnut bien vite qu’un défensive,mouvement plus prononcé sur Varsovie, avec Napoléon surson flanc droit, ne pourrait le conduire qu’à un désastre. Ilprit donc le parti de s’arrêter. Après avoir passé la journéedu 7 à Guttstadt, dans une perplexité naturelle en de si8 r aves circonstances, il se décida enfin à repasser l’Aile, et àSe porter sur Heilsberg, pour y occuper la position défensiveflu’il avait depuis long-temps préparée, au moyen de bonsouvrages de campagne. Le 7 au soir il prescrivit à son armée i£ r e £|“ e ru ‘^ eun premier mouvement rétrograde jusqu’à Quetz. Le 8, ap- sur Heilsher '>'prenant la marche de la plupart des corps français sur Dep-P en , il se confirma dans sa résolution de retraite, et enjoignita toutes ses divisions de se diriger sur Heilsberg en descen-dant l’Aile. La partie de ses troupes qui s’était le plus avancéeentre Guttstadt et Deppen, dut se dérober à l’instant môme,en repassant l’Aile immédiatement, et en gagnant Heilsbergpar la rive droite. Quatre ponts furent jetés sur l’Aile, pourrendre ce passage plus facile. Le prince Bagration fut chargéde couvrir celte retraite avec sa division et avec les cosa-flues. Les autres colonnes qui s’étaient moins engagées dansootte direction, durent simplement regagner par Launau, etP ar la rive gauche, la position d’Heilsberg. La plus éloignéedes colonnes russes, celle du général Kamenski, laquelle avaita Uaqué de concert avec les Prussiens la tête de pont de Span-^ ea > eut ordre de se retirer par Mehlsak, ce qui lui donnaità Parcourir la base du triangle formé par Spanden, Heilsberg^et Guttstadt. Elle laissa l’infanterie des Prussiens au généralGestocq, et n’emmena avec elle que leur cavalerie. Le généralGestocq dut se reporter en arrière pour couvrir Koenigsberg,avec grand danger d'être coupé de l’armée russe, car suivantles bords de la mer, tandis que le général Benningsen suivait