LIVRE XXY1I.
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Juin 1807.
Napoli/onpersiste dansson dessein demarcher lelong de l'Aile,en séparantles Russes deKwiiigsbcrg.
Napoléon, dansson projetd’intercepter laroute deKœnigsberg,renonce àsuivre lescontours del’Aile, etmarche droitsur Kjlau.
et dont le nombre attestait que l’armée ennemie avait perdula veille 10 à 11 mille hommes.
La journée d’Heilsberg n’avait pas pu changer les plans deNapoléon. Il devait toujours tendre à déborder les Russes,à les séparer de Kœnigsberg, et à profiter du premier fauxmouvement qu’ils feraient pour rejoindre cette place impor-tante, qui était leur base d’opération. Us ne s’étaient pas pré-sentés à lui cette fois, dans une situation qui lui permit deles accabler, mais l’occasion favorable qu’il attendait ne pou-vait tarder de se présenter. Pour qu’elle manquât, il auraitfallu que le général Benningsen, dans la difficile position où ilétait placé, ne commît pas une faute.
Pour mieux atteindre son but, Napoléon modifia un peu samarche. A partir d’Heilsberg, et même à partir de Launau,P Aile se détourne à droite, en décrivant mille contours (voirla carte n°-38), et offre une route fort longue, si on veut ensuivre le cours, une route qui vous éloigne d’ailleurs de lamer et de Kœnigsberg. Le général Benningsen ayant besoin del’Aile pour s’y appuyer, était bien obligé d’en parcourir lessinuosités. Napoléon au contraire, qui ne cherchait qu’à trou-ver son ennemi privé d’appui, et qui avait surtout besoin doprendre une position intermédiaire entre Kœnigsberg et l’AH e >d’où il pût envoyer un détachement sur Kœnigsberg, sans trops’éloigner de ce détachement, pouvait quitter les bords d el’Aile sans inconvénient, et môme avec avantage. En consé'quence il résolut de se porter sur une route intermédiaire!
qu’il avait déjà parcourue l’hiver dernier, celle de Landsbergà Eylau, laquelle s’élève en ligne directe vers la Prégel. Arrivésur cette route, au delà d’Eylau, c’est-à-dire à Domnau, on setrouve par la gauche à deux marches de Kœnigsberg, et p arla droite à une seule marche de l’Aile et de la ville de Fried-land, parce que l’Aile, revenue à l’ouest après de nombreuxdétours, est à Friedland plus près de Kœnigsberg que dansaucune partie de son cours. L’était là, qu’avec du bonheur et
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