FRIEDLAND ET TILSIT.
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laissèrent plus de doute. Le général Benningsen avait descendu Jiii| > i 80 T.l’Aile, et paraissait prendre le chemin de Friedland, soit poury continuer sa marche le long de l’Alie, soit pour y quitter lesbords de cette rivière, afin de gagner Kœnigsberg. C’est àFriedland, en effet, qu’il devait être tenté d’abandonner l’Aile,parce que c’est le point où cette rivière se rapproche le plusde Kœnigsberg. Dès cet instant, Napoléon n’hésita plus. Il di-figea vers Lannes et Mortier toute la portion de la cavalerio
ctt rriodlauii.
( jui n’avait pas suivi Murat, et en confia le commandement augénéral Grouchy. Il prescrivit à Lannes et à Mortier de sefendre à Friedland, de s’emparer, s’ils le pouvaient, de cetteville, et des ponts de l’Aile. Il ordonna à Ney et Victor dos ’avancer sur Domnau, de se porter à la suite de Lannes etMortier, plus ou moins près de Friedland, selon les événe-ments. 11 mit enfin sa garde en marche, et résolut de partirlui-même à cheval à la pointe du jour, pour être le lendemain,
14 juin, à la tête de ses troupes rassemblées. Ce jour du 14juin, anniversaire de la bataille de Marengo, en lui rappelantlu plus belle journée de sa vie, le remplissait d’un secret etheureux pressentiment. 11 n’avait pas cessé de croire à sonbonheur, et cette croyance était encore fondée!
Lannes, arrivé à Domnau quelques heures avant le maré-°bal Mortier, s’était hâté d’envoyer en reconnaissance à Fried- ■!“”!“lund le 9 e de hussards. Ce régiment avait pénétré dans Fried- llP î- r fcai»nA Ul'° n d, mais assailli bientôt par plus de trente escadrons enne-qui menaient avec eux beaucoup d’artillerie légère, ilav; ùt été fort maltraité, et obligé de s’enfuir à Georgeneau, poste"Hermédiaire entre Domnau et Friedland. (Voir la carto n° 43.)
^ cette nouvelle, Lannes dépêcha les chevaux-légers et lescu, rassiers saxons pour secourir le 9” de hussards, puis se mitBr> marche pour gagner Friedland, rejeter la cavalerie enne-1,116 au delà de l’Aile, et fermer le débouché par lequel l'ar-^ée russe semblait vouloir se porter au secours de Kcenigs-C'g. 11 y f U ( rendu vers une heure du matin, 14, crut apor-