FRIEDLAND ET TILSIT.
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Le pays est couvert en cette saison de seigles d’une grande Jui|1 isu7.hauteur. On voyait à notre droite l’Aile s’enfoncer dans laplaine, en décrivant plusieurs contours, puis tourner autourde Friedland, revenir à notre gauche, et tracer ainsi un coudeouvert de notre côté, et dont la petite ville de Friedland oc-cupait le fond. C’est par les ponts de Friedland, placés danscet enfoncement de l’Aile, que les Russes venaient se déployerdans la plaine vis-à-vis de nous. On les voyait distinctementse presser sur ces ponts, traverser la ville, déboucher desfaubourgs, et se mettre en bataille en face des hauteurs. Uncuisseau dit le Ruisseau-du-Moulin (Mühlen-Flllss), coulantvers Friedland, y formait un petit étang, puis allait se jeterdans l’Aile, après avoir partagé cette plaine en deux moitiés'uégales. La moitié située à notre droite était la moins étendue.
L’était celle où se montrait Friedland, entre le Ruisseau-du-Moulin et l’Aile, au fond même du coude que nous venons dedécrire.
Le maréchal Lannes, dans son empressement à marcher, diS posïïion8 S «ieu’avait amené avec lui que les grenadiers et les voltigeurs défênare°ia lOudinot, le 9 e de hussards, les dragons de Grouchy, et deux ^en attendantrégiments de cavalerie saxonne. Il ne pouvait pas opposer plusde 10 mille hommes 1 à l’avant-garde ennemie, qui, renforcéesuccessivement, était triple de ce nombre, et devait être bien-tôt suivie de l’armée russe tout entière. Heureusement le solPrésentait de nombreuses ressources au courage et à l’habi-
leté de l’illustre maréchal. (Voir la carte n° 42.) Au centre dela • •
position qu’il fallait occuper pour barrer le chemin auxMusses, était un village, celui de Poslheneu, que traversait* e Muisseau-du-Moulin pour se rendre à Friedland. Un peu enarr 'ère s’élevait un plateau, d’où l’on pouvait battre la plaine
Oudinot. 7,000
Giouchy. 1,800
9° hussards, chevaux-legers et cuirassiers saxons. . 1,200
10.000