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LIVRE X.XV11.

Juin 1807 . de ne point se porter en avant, de se borner à contenir lesRusses, jusqu’à ce que le succès de la droite fût décidé. Na-poléon voulut qu’on attendit, pour recommencer le feu, lesignal d’une batterie de vingt pièces de canon placée au-dessusde Poslhenen.

Le général russe, frappé de ce déploiement, reconnaissantl’erreur qu’il avait commise en croyant n’avoir affaire qu’auseul corps du maréchal Lanncs, était surpris, et naturellementil hésitait. Son hésitation avait produit une sorte de ralentisse-ment dans l’action. A peine quelques décharges d’artilleriesignalaient-elles la continuation de la bataille. Napoléon, quivoulait que toutes ses troupes fussent arrivées en ligne, repo-sées au moins une heure, abondamment pourvues de muni-

peut arriver à l'évaluation suivante, que je crois fort rapprochée «le la vérité.J’ajouterai que cette approximation de la vérité suffit, car, pour juger ungrand événement comme Friedland ou Austerlitz, il importe peu de savoir sice furent 80 ou 82 mille hommes qui combattirent. Deux ou trois mille com-battants, de plus ou de moins, ne changent rien, ni au caractère de l’évé-nement, ni aux combinaisons qui le décidèrent. Si l’historien ne doit négligeraucun soin pour arriver à la vérité absolue, c’est parce qu’il doit s'en faireune habitude constante, afin de ne jamais laisser se relâcher en lui le goûtscrupuleux du vrai; mais l’important c’est le caractère , non le détail minu"tieox des choses

Voici donc le tableau le plus vraisemblable des forces de l’armée françaiseà la journée de Friedland.

La garde, quoique portée à 9 mille hommes, n’avait dans ses rangs ni l eSmarins ni les dragons, et avait fait sur les fusiliers une perte notable. EH*

comptait tout au plus 7,500 hommes présents. 7,5*^

La note citée, écrite de la main de Napoléon , évalue les gre-nadiers Oudinot â 7,000 hommes présents. 7,000

La division Verdier à. 8,000

L’infanterie saxonne à. 4,000

Le 9 e de hussards à. 400

Les cuirassiers saxons à. 600

Les chevaux-légers saxons à. 200

Ce qui faisait pour le corps de Lannes un total de. . 20,200Mais les Saxons avaient été laissés à Heilsberg , sauf toutefoistrois bataillons, qui, suivant quelques relations, se trouvaient à

Friedland. La division Verdier avait essuyé à Heilsberg une pert e _ ^

A reporter. ■ ‘ ,a