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seils de l’ambassadeur de France sont suivis, et Constantinople est arméeen quelques jours avec le concours des officiers français. — Des pourpar-lers s’engagent entre la Porte et l’escadre britannique mouillée aux îlesdes Princes. — Ces pourparlers se terminent par un refus d’obtempéreraux demandes de la légation anglaise. — L'amiral Duckworth se dirigesur Constantinople, trouve la ville armée de trois cents bouches à feu, etse décide à regagner les Dardanelles. — Il les franchit de nouveau, mais avecbeaucoup de dommage pour sa division. — Grand effet produit en Europepar cet événement, au profit de la politique de Napoléon. — Quoiquevictorieux, Napoléon, frappé des difficultés que la nature lui oppose enPologne, se rattache à l’idée d’une grande alliance continentale. — Il faitde nouveaux effôrts pour pénétrer le secret de la politique autrichienne.
— La cour de Vienne, en réponse à ses questions, lui offre sa médiationauprès des puissances belligérantes. — Napoléon voit dans cette offre unemanière de s'immiscer dans la querelle, et de se préparer à la guerre. —Il appelle sur-le-champ une troisième conscription, tire de nouvelles for-ces de France et d’Italie, crée avec une promptitude extraordinaire unearmée de réservede centmille hommes, et donne communication de ces me-sures h l’Autriche. — État florissant de l'armée française sur la basse Vis-tule et la Passarge. — L’hiver, long-temps retardé, se fait vivement sen-tir. — Napoléon profite de ce temps d’inaction pour entreprendre le siègede Dantzig. — Le maréchal Lefebvre chargé du commandement des trou-pes , le général Chasseloup de la direction des opérations du génie. —Longs et difficiles travaux de ce siège mémorable. — Les deux souverainsde Prusse et de Russie se décident à envoyer devant Dantzig un puissantsecours. — Napoléon, de son côté, dispose ses corps d'armée de manièreà pouvoir renforcer le maréchal Lefebvre à l’improviste. — Beau combatlivré sons les murs de Dantzig. — Derniers travaux d'approche. — LesFrançais sont prêts à donner l’assaut. — La place se rend. — Ressourcesimmenses en blé et en vin , trouvées dans la ville de Dantzig. — Le ma-réchal Lefebvre créé duc de Dantzig. — Le retour du printemps décideNapoléon à reprendre l'offensive. — La reprise des opérations fixée ah10 juin 1807. — Les Russes préviennent les Français, et dirigent, le •’juin, une attaque générale contre les cantonnements de la Passarge-Le maréchal Ney, sur lequel s'étaient portés les deux tiers de l’armeerusse, leur tient tète avec une intrépidité héroïque, entre Guttstadt etDeppen. — Ce maréchal donne le temps à Napoléon de concentrer toutel’armée française sur Deppen. — Napoléon prend à son tour une offensivevigoureuse, et pousse les Russes l’épée dans les reins. — Le généralBen-ningsen se retire précipitamment vers la Prégel, en descendant l’Aile. —Napoléon marche de manière à s’interposer entre l'armée russe et Rœnig 8 'berg. — La tête de l’armée française rencontre l’armée russe campée ■Heilsberg. — Combat sanglant livré le 10 juin. — Napoléon , arrivé csoir à Heilsberg avec le gros de ses forces, se prépare à livrer le lendemain une bataille décisive, lorsque les Russes décampent. — Il continueh manœuvrer de manière à les couper de Kœnigsberg. — Il envoiegauche, composée des maréchaux Soult et Davout, sur Kœnigsberg.avec les corps des maréchaux Lannes, Mortier, Ney, Bernadotte egarde, il suit l’armée russe le long de l’Aile. — Le général Benning se ’effrayé pour le sort de Kœnigsberg, veut courir au secours de cette P ^et se hâte de passer l’Aile à Friedland. — Napoléon le surprend. 1® * ‘matin, au moment où il passait l’Aile. —Mémorable bataille de Fried “ n
— Les Russes, accablés, se retirent sur le Niémen, en abandonnant