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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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à *e mêler des affaires d’Espagne, forme un troisième corps d’armée du Juillet 1807 .côté des Pyrénées, et ordonne le départ de ses troupes en poste. — Tan-dis qu’il se prépare à intervenir, le prince de la Paix, effrayé de l'effetproduit par l’arrestation du prince des Asturies, se décide à lui faire ac-corder son pardon, moyennant une soumission déshonorante. — Pardon ethumiliation deFerdinand. — Calme momentané dans les affaires d’Espagne.

— Napoléon eu profite pour se rendre en Italie. — Il part de Fontaine-bleau pour Milan vers le milieu de novembre 1807.

La paix de Tilsit avait causé en France une joie profonde État

. des esprits

et universelle. Sous le vainqueur d*Austerlitz, d’iéna, de Fried- en France et

1 en Europe

land, on ne pouvait craindre la guerre : cependant, après la “P£; s rnsit'*journée d'Eylau, on avait conçu un moment d’inquiétude enle voyant engagé si loin, dans une lutte si acharnée ; et d’ail-leurs un instinct secret disait clairement à quelques-uns, con-fusément à tous, qu’il fallait, dans cette voie comme dans toutesutre, savoir s’arrêter à temps; qu’après les succès pouvaientvenir les revers; que la fortune, facilement inconstante, nedevait pas être poussée à bout, et que Napoléon serait le seuldes trois ou quatre héros de l’humanité auquel elle n’auraitpas fait expier ses faveurs, s’il voulait en abuser. Il y a dansles choses humaines un terme qu’il ne faut pas dépasser, et,d’après un sentiment alors général, Napoléon touchait à ceterme, que l’esprit discerne plus facilement que les passionsDe l’acceptent.

Au reste on éprouvait le besoin de la paix et de ses doucesJ°uissances. Sans doute Napoléon avait procuré à la France las écurité intérieure, et la lui avait procurée à ce point, quePendant une absence de près d’une année, et à une distancequatre ou cinq cents lieues, pas un trouble n’avait éclaté.

De courte anxiété produite par le carnage d’Eylau, parler enchérissement des subsistances durant l’hiver, de timidesP r °pos tenus dans les salons de quelques mécontents, avaientles seules agitations qui eussent signalé la crise qu’on ve-elt de traverser. Mais, bien qu’on ne craignit plus le retoures horreurs de quatre-vingt-treize et qu’on se livrât à uneDtière confiance, c’était toutefois à la condition que Napoléon

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