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[Vol. 4.]
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Le corpsd’arméedu maréchalBrune chargéde

depuis la blessure du prince de Ponte-Corvo, eut ordre d’oc- Juillet 1807 .cuper Berlin, faisant route, dans son mouvement rétrograde,avec la garde impériale qui revenait en France, pour y rece-voir des fêtes magnifiques. Enfin les troupes qui avaient formél’armée d’observation sur les derrières de Napoléon, furentrapidement portées vers le littoral. Les Italiens, une partiedes Bavarois, les Badois, les Iiessois, les deux belles divisionsfrançaises Boudet et Molitor, furent acheminés avec le parcd’artillerie qui avait servi pour assiéger Dantzig, vers la Po-méranie suédoise. Napoléon accrut ce parc de tout ce que labelle saison avait permis de réunir en bouches à feu ou enmunitions, et le fit placer vis-à-vis Stralsund, pour enlever ^ |e ece pied-à-terre au roi de Suède, dans le cas où ce prince, e d n e c ^ a à"U|£fidèle à son caractère, reprendrait, à lui seul, les hostilités ‘essuédois,lorsque tout le monde aurait posé les armes. Le maréchalBrune, qui avait été mis à la tête de l’armée d’observation,reçut le commandement direct de ces troupes, s’élevant à unl °tal de 38 mille hommes, et pourvues d’un immense matériel.

L’ingénieur Chasseloup, qui avait si habilement dirigé le siègede Dantzig, fut chargé de diriger encore celui de Stralsund,si on était amené à l’entreprendre.

Le maréchal Bernadotte, prince de Ponte Corvo, partipour Hambourg où il était allé se remettre de sa blessure,eu t le commandement des troupes destinées à garder lesv *lles anséatiques et le Hanovre. Les Hollandais furent rap-prochés de la Hollande, et portés sur l’Ems ; les Espagnolsoccupèrent Hambourg. Ces derniers avaient franchi, les uns i >es Espagnols'Italie, les autres la France, pour se rendre à travers l’Alle-raa gne, sur les côtes de la mer du Nord. Ils formaient unCor ps de 14 mille hommes, sous les ordres du marquis deLa Rornana. C’étaient de beaux soldats, au teint brun, auxtoembres secs, frissonnant de froid sur les plages tristes et8'acées de l’Océan septentrional, présentant un singulier con-traste avec nos alliés du Nord, et rappelant, par l’étrange

Hambourg