FONTAINEBLEAU.
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Prusse, avant le payement intégral des sommes qui lui avaientété promises. 11 espérait ainsi, toutes les dépenses de la cam-pague acquittées, et en réunissant aux contributions de l’Al-lemagne les restes de la contribution frappée sur l’Autriche,conserver environ 300 millions, somme qui valait alors ledouble de ce qu’elle vaudrait aujourd’hui, et qui, dans sesmains habiles, allait devenir un moyen magique de bienfai-sance et de créations de tout genre.
Tandis .qu’il prenait ses mesures au Nord, Napoléon lesprenait également au Midi pour l’accomplissement de sonsystème. L’Espagne lui avait donné, pendant la campagne dePrusse, de justes sujets de méfiance, et la proclamation duprince de la Paix, dans laquelle celui-ci appelait toute la po-pulation espagnole aux armes, sous prétexte de faire faceà un ennemi inconnu, n’était explicable que par une vraietrahison. C’en était une en effet, car à ce moment même, veillela bataille d’iéna, le prince de la Paix entamait des rela-tions secrètes avec l’Angleterre. Quoiqu’il ignorât ces détails,Napoléon ne s’abusait pas, mais voulait dissimuler, jusqu’àce qu’il eût recouvré toute la liberté de ses mouvements.L’ignoble favori qui gouvernait la reine d’Espagne, et par lar eine le roi et la monarchie, avait cru, comme toute l’Europe,a l’invincibilité de l’armée prussienne. Mais au lendemain de
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victoire d’Iéna, il s’était prosterné aux pieds du vainqueur.
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depuis il n’était sorte de flatteries qu’il n’employât pour fléchirI e courroux dissimulé, mais facile à deviner, de Napoléon.L c’y avait qu’un genre d’obéissance qu’il n’ajoutât point à sesbassesses, parce qu’il en était incapable, c’était de bien gou-verner l’Espagne, de relever sa marine, de défendre sesc °lonies, de la rendre enfin une alliée utile, genre d’expiationfld, aux yeux de Napoléon, eût été suffisant, qui eût mêmee <opèehé son courroux de naître.
Revenu à Paris, Napoléon commença à s'occuper de cettePortion la plus importante du littoral européen, et se dit qu il
Juillet 1807.
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Conduitede Pïapoldon àl’egardde l’Kspagneaprès la paixde Tilsit