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LIVRE XXVIII.
Juillet 1807.
Soins
de Napoléonpour
faire rentrerles
contributionsde guerre,afin de grossirle trésorde l’armée.
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le roi Louis, à tous ses plans imaginés pour plaire à ses nou-veaux sujets, joignait une tolérance à l’égard du commerceanglais, qui devenait une vraie trahison envers la politiquede la France. Napoléon, poussé à bout, lui écrivit qu’à moinsd’un changement de conduite, il allait se porter aux dernièresextrémités, et faire garder les ports de la Hollande par lestroupes et les douanes françaises. Cette menace obtint quelquesuccès, et les défenses prononcées contre le commerce anglaisen Hollande s’exécutèrent avec un peu plus de rigueur.
Napoléon voulut que toutes les marchandises saisies fussentvendues, que le prix en fût versé dans la caisse des contri-butions de guerre, pour accroître les richesses de cette caissedont nous ferons bientôt connaître l’emploi à la fois noble,ingénieux et fécond. Il donna des ordres pour que le Hanovre,qu’il traitait sans ménagement parce que c’était une provinceanglaise, que la Hesse, que les provinces prussiennes deFranconie, que la Prusse ellé-même enfin acquittassent leurscontributions avant que l’armée se retirât. On peut dire avecvérité que les vaincus n’avaient pas été traités fort rigou-reusement, quand on se rappelle surtout ce qui se passait audix-septième siècle pendant les guerres de Louis XIV, audix-huitième pendant les guerres du grand Frédéric, et denotre temps lorsque la France fut envahie en 1814 et 181^-NapoïéonavaitTajouté aux contributions ordinaires, dont lamoitié tout au plus avait été acquittée, une contribution extra*ordinaire, qui était loin d’étre écrasante, et qui était le justeprix de la guerre qu’on lui avait suscitée. Moyennant cettecontribution, il faisait payer tout ce qu’on prenait chez l’h a 'bitant. 11 chargea M. Daru, son habile et intègre représentantpour les affaires financières de l’armée, de traiter avecPrusse, relativement au mode d’acquittement des contribu^tions qui restaient dues, déclarant que, malgré son désirrappeler les troupes françaises afin de les porter sur le ht 0européen, il n’évacuerait ni une province, ni une place de