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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Juillet 1807 . rie, la domination de l’Adriatique, un acheminement vers lesprovinces turques d’Europe, lesquelles lui étaient destinéessi on arrivait à un partage de l’empire ottoman, enfin unmoyen de plus de maîtriser la Méditerranée, où il voulaitrégner d’une manière absolue, pour se dédommager de l’aban-don de l’Océan fait malgré lui à l’Angleterre. On se souvientque les Russes, après la paix de Presbourg, avaient profitédu moment où l’on allait remplacer la garnison autrichiennepar la garnison française, pour s’emparer des forts du Cattaro.Ne voulant pas que les Anglais en fissent autant cette fois,Napoléon avait donné de Tilsit même des ordres au généralMarmont, pour que les troupes françaises fussent réunies sousles murs de Cattaro à l’instant où les Russes se retireraient.Ce qu’il avait prescrit avait été exécuté de point en point,et nos troupes, entrées dans Cattaro, occupaient solidementcette importante position maritime.

Mais Corfou et les îles Ioniennes l’intéressaient encore plusDispositions que les bouches du Cattaro. Il enjoignit à son frère Josephde ^pnur'* 01 ' d’acheminer secrètement vers Tarente, et de manière à n’in-

l'oecupation et

ia^défense spirer aucun soupçon aux Anglais, le 5 e do ligne italien, leioniennes, ge jg ]jg ne français, quelques compagnies d’artillerie, desouvriers, des munitions, des officiers d’état-major, le généralCésar Bertliier chargé de commander la garnison, et d’enformer plusieurs convois qu’on transporterait sur des felouquesde Tarante à Corfou. Le trajet étant à peine de quelques lieues,quarante-huit heures suffisaient pour faire passer en quelquesvoyages les quatre mille hommes composant l’expédition-C’était l’amiral Siniavin, chef des forces russes dans l’Archipeliqui avait mission d’opérer la remise des lies Ioniennes. Hfit avec un déplaisir extrême, et nullement dissimulé, car lamarine russe, dirigée en général ou par des officiers anglais;ou par des officiers russes élevés en Angleterre, était beaucoupplus hostile aux Français que l’armée elle-môme, qui venaitde combattre à Eylau et à Friedland. Cependant cet amiral