FONTAINEBLEAU.
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obéit, et livra aux troupes françaises les belles positions à la Juillet isotgarde desquelles il avait été préposé. Mais son chagrin avaitun double motif, car, outre l’abandon de Gattaro, de Corfouet des sept îles, qui lui coûtait, il allait se trouver au milieude la Méditerranée, ne pouvant regagner la mer Noire par lesDardanelles, depuis la rupture avec les Turcs, et réduit àfranchir le détroit de Gibraltar, la Manche, le Sund, à traversles flottes anglaises, qui, suivant l’état des négociations enta-mées, pouvaient le laisser passer ou l’arrêter. Napoléon avaitprévu toutes ces complications, et il fit dire aux amirauxrusses qu’ils trouveraient dans les ports de la Méditerranée,tant ceux d’Italie et de France que d’Espagne et de Portugal,des relâches sûres, des vivres, des munitions, des moyens deradoub. Il écrivit à Venise, à Naples, à Toulon, à Cadix, àLisbonne même, à ses préfets maritimes, à ses amiraux, à sesconsuls, et leur recommanda, partout où se présenteraientdes vaisseaux russes, de les recevoir avec empressement, etde leur fournir tout ce dont ils auraient besoin. A Cadix sur-tout, où il était représenté par l’amiral Rosily, commandantde la flotte française restée dans ce port depuis Trafalgar, et°ù d y avait plus de.probabilité de voir les Russes chercher1111 asile, Napoléon enjoignit à l'amiral français de préparerdes secours qu’il ne fallait pas attendre de l’administrationes pagnole, habituée à laisser mourir de faim ses propres ma-lel °ls, et l’autorisa, si besoin était, à engager sa signatureP°ur obtenir des banquiers espagnols les fonds nécessaires.
Les forces navales russes, averties par leur gouvernementet Par le nôtre, se retirèrent en deux divisions dans des direc-tlo ns différentes. La division qui portait la garnison deCattaroSe dirigea vers Venise, où elle déposa les troupes russes,flu Eugène accueillit avec les plus grands égards. La divisionportait les troupes de Corfou les déposa à Manfredonia,dons le royaume de Naples, et se dirigea ensuite, sous l’amiralSiniavin, vers le détroit. Cet amiral, qui n’était pas entré