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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Juillet 1807. taient plus de vivres qu’ils n’exportaient de sucre ou de café,à cause de la difficulté de revendre en Europe les denrées co-loniales. Souvent iis se faisaient payer en argent leurs grainset leur bétail, ce qui commençait à rendre le numéraire fortrare. De plus, n’acquittant pas de droits de douanes à la sor-tie, puisqu’ils s’en allaient sur lest, ils occasionnaient une di-minution sensible dans les revenus locaux, qui consistaientpresque uniquement en produits de douanes, et par suite lesbudgets de nos établissements étaient presque tous en déficit.Cet état, supportable encore ù l’époque dont il s’agit, devaits’aggraver bientôt, si, la paix n’étant pas rétablie, et la luttemaritime prenant un nouveau caractère d’acharnement, lesmoyens de gêner le commerce devenaient plus rigoureux dela part de la France et de l’Angleterre. Cependant, jusqu’icila course de nos frégates dans l’Inde, celle des bricks dansnos Antilles, procuraient en argent, en vivres, en marchan-dises propres au vêtement, d’assez abondantes ressources.Les frégates la Sémillante et la Piëmontaise avaient fait desprodiges à l’ile de France en 1806, et capturé à elles deuxpour près de huit millions de valeurs. Elles avaient puissant'ment secondé le brave général Decaen, qui, de cette positi° nmagnifique, dévorait des yeux la presqu’île de l’Inde, et de-mandait dix mille hommes seulement pour la soulever toutentière. La Guadeloupe et la Martinique avaient été pourvue®de nègres par les corsaires, et en avaient reçu plusieursmilliers, au point que la population ouvrière s’v trouvait aug'mentée malgré la guerre. Mais l’ennemi rendant ses blocu schaque jour plus étroits, les munitions navales nnanqua> eDtpour les armements en course, et nos colonies demandai entdes provisions de bouche au moins pour les troupes, du uuméraire pour payer les vivres américains, des bâtiments an n ^ spour continuer la course, des recrues enfin, pour remp! ,r ^vides qui se produisaient dans nos garnisons. Ainsi à l’M®France, où il aurait fallu 3 ou i mille hommes, on était r