FONTAINEBLEAU.
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ennemi, voulait expédier de nouvelles croisières en 1807 ; Juillet is>7mais M. Decrès s’y était fortement opposé, disant que la côted’Afrique, ravagée en 1806 par le capitaine L’Hermitte, étaitpourvue cette année de moyens de défense considérables, parsuite des vives réclamations du commerce anglais ; que l’onne possédait aucune relâche ni à Pile de France, qui manquaitde munitions, ni au Cap, qui était pris, ni à San-Salvador,qui était usé, ni à la Martinique, qui avait à peine le néces-saire. Construire, en attendant la paix continentale, occuperpar des flottes armées dans nos ports les croisières anglaises,et profiter de certains moments pour envoyer sur des frégatesdes secours aux çolonies, lui avait paru la'seule activité per-mise, activité peu dommageable pour le présent, et avanta-geuse pour l’avenir. Napoléon, qui entre Eylau et Friedlandavait eu à créer de nouvelles armées pour contenir l’Europes ur ses derrières, avait admis le système négatif de M. De-erès, et les travaux de notre marine en 1807 s’étaient bornésà quelques secours expédiés aux Antilles et dans les Indes.
Quoique exposées à beaucoup de souffrances, nos coloniesrecevaient cependant de fréquents soulagements. Ne produi-sant que du sucre, du café, quelques épices, quelques tein-tures , et pas de vivres, pas de vêtements, la prospérité con-sistait pour elles à bien vendre leurs denrées naturelles, afinde se procurer en échange les moyens de se vêtir et de seUourrir. A l’époque dont nous parlons, ces denrées sortaientdifficilement, et les vivres arrivaient plus difficilement encore,a travers les croisières anglaises. Dans cet état de détresse0n s’était relâché en faveur de nos colonies des rigueurs dule B 1Ir, e exclusif. On leur permettait avec les neutres le com-merce qu’on réserve en temps de paix aux nationaux seuls.
Les Américains du Nord venaient prendre leurs sucres etkurs cafés, et leur donnaient en retour des grains et du bé-la ü- Mais, comme on est plus hardi pour vendre sa marchan-dise (j Ue p 0Ur acheté,. ce ]] e d’autrui, les Américains appor-