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LIVRE XXVIII.

Août 1807.

M. Crétctremplacei\I. (lei'Jiampagnyau ministèrede l'intérieur.

Le generalLlarke nomméministrede la guerre,en rempla-cementOu princelierthier. 4i

Mortde M. dePortalis,ministre descultes, et sonremplacementpar M. Rigotde

Préameneu.

gely, dont le double talent d’écrire et de parler parut indis-pensable au conseil d’État et au Corps Législatif, et dont lecaractère ne semblait pas convenir au poste de ministre del’intérieur. M. Jaubert, autre membre du conseil d’État, rem-plaça M. Crétet dans le gouvernement de la Banque.

Napoléon, en clevant le prince Berlhier à la dignité de vice-connétable , no voulut pourtant pas se priver de lui commemajor-général de la grande armée, fonction dans laquelle nulne pouvait l’égaler, et il lui conserva cet emploi. Mais il appelapour le remplacer au ministère de la guerre le général Clarke,dont il venait d’éprouver les talents administratifs dans le postede gouverneur de Berlin, talents plus spécieux que solides,mais qui, eu sc produisant sous la forme d’une docilité em-pressée, et d’une grande application au travail, avaient séduitNapoléon. Cependant ce choix était assez motivé, car les mili-taires propres à la guerre active étaient tous employés, et,parmi ceux qui étaient mieux placés dans le cabinet que surle champ de bataille, le général Clarke semblait celui qui avaitle plus cet esprit d’ordre, et cette intelligence des détails, queréclame l’administration. M. Dejean resta ministre chargé dumatériel de la guerre. Le général Ilullin, dont Napoléon avaitpu apprécier plus d’une fois le dévouement et le courage per*,sonne!, remplaça dans le commandement de Paris le généralJunol, qui allait être mis à la tête de l’armée de Portugal.

La France venait de faire à cette époque une perte sensibl edans la personne du ministre des cultes, M. le comte de Po f 'lalis, jurisconsulte savant, écrivain ingénieux et brillant, coop erâleur habile des deux plus belles œuvres de NapoléonCode civil et le Concordat, ayant su garder dans ses rapp° rtsavec le clergé une juste mesure entre la faiblesse et la riguoui,estimé de l’Église française, exerçant sur elle et sur Napole 011une influence utile; personnage enfin fort regrettable dans unmoment où l’on marchait à une rupture ouverte avec la courde Rome, aussi regrettable dans l’administration des euR eS

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