FONTAINEBLEAU.
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savoir que je ne veux pas qu’on soit à la fois grand dignitaire, Août isot.et ministre, que les relations extérieures ne peuvent dès lorsvous être conservées, et que vous perdrez ainsi un posteéminent auquel vous êtes propre, pour acquérir un titre quine sera qu’une satisfaction accordée à votre vanité. — Je suisfatigué, répondit M. de Talleyrand, avec un flegme apparent,et avec l'indifférence d’un homme qui n’aurait pas comprisles allusions blessantes dé l’Empereur ; j’ai besoin de repos. —
Soit, x-épliqua Napoléon, vous serez grand dignitaire, maisvous ne le serez pas seul. — Puis s’adressant au prince Cam-bacérès : Berthier, lui dit-il, m’a servi autant que qui que cesoit; il y aurait injustice à ne pas le faire aussi grand digni-taire. Rédigez un décret par lequel Mi de Talleyrand seraélevé à la dignité de vice-grand-électeur, Berthier à celle de '“cc-côi'mé-vice-connélable, et vous me l’apporterez à signer. — M. de table -Talleyrand se retira, et l’Empereur exprima plus longuementou prince Cambacérès tout le mécontentement qu’il ressentait.
C’est ainsi que M. de Talleyrand quitta le ministère des rela-tions extérieures, ets’éloigna, avec beaucoup de dommage pourlui-même et pour les affaires, de la personne de l’Empereur.
Le décret fut signé le 14 août 1807. 11 fallait remplacer lePrince de Talleyrand et le prince Berthier dans leurs fonctions,f’un de ministre des affaires étrangères, l’autre de ministre deguerre. Napoléon avait sous la main M. de Champagny,ministre de l’intérieur, homme doux, honnête, appliqué, initiéPai' son ambassade à Vienne aux usages mais non aux secretsla diplomatie, et malheureusement peu capable de résistera Napoléon, que du reste personne alors n’eùt été capable dere tenir, tant avait de force l’entrainement des succès et desCll- constances. M. de Champagny fut donc choisi comme mi- Cll ^ p a * nj .bistre des affaires étrangères. On le remplaça au ministère de r ™ pl ?,|; e1 intérieur par M. Crétel, membre instruit et laborieux du con- a» ministèreSei * d’État, et dans le moment gouverneur de la Banque de éuangferes.France. 11 fut préféré au comte Régnault de Saint-Jean-d’An-