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LIVRE XXVIII.
Août 1807. de la famille impériale. M. Defermon, pour ses services dansla section des finances; M. Lacuée, pour ceux qu’il rendaitdans la direction de la conscription, obtinrent aussi la qualitéde ministres d’État.
Ces nominations arrêtées avec l’archichancelier Cambacérès,seul consulté en ces circonstances, Napoléon donna à la légis-lation, à l’administration intérieure, aux finances, aux travauxpublics, une attention qu’il ne leur avait pas refusée pendantla guerre, mais qui, accordée de loin, rapidement, au bruitdu canon, était suffisante pour surveiller, non pour créer.
Napoléon s’occupa d’abord d’introduire dans la ConstitutionSuppression impériale une modification qui lui semblait nécessaire, bienTribunat. que très-peu importante en elle-même, c’était la suppressiondu Tribunat. Ce corps n’était plus qu’une ombre vaine, depuisque, ramené au nombre de cinquante membres, privé de tri-bune, divisé en trois sections, de législation, d’administrationintérieure, de finances, il discutait avec les sections correspon-dantes du conseil d’Etat, dans des conférences particulières,les projets de lois qui devaient être proposés par le gouver-nement. Nous avons fait connaître ailleurs comment s’exécutaitce travail. Le temps écoulé n’y avait rien changé, et tout auplus y avait apporté encore un peu plus de calme et de silence.Après des conférences tenues chez l’archichancelier, un mem-bre du Tribunat, un membre du conseil d’État, allaient pr°'noncer chacun un discours devant le Corps Législatif, ou ensens contraire, ou dans le même sens, suivant qu’il y avaiteu accord ou divergence. Le Corps Législatif votait ensu>t esans mot dire, et à une immense majorité, les projets présen-tés, excepté dans quelques cas très-rares , où il s’agi ssaltd’intérêts matériels, les seuls sur lesquels on se permit dedifférer d’avis avec le gouvernement ; excepté aussi dans q ue *'ques cas plus rares encore, où les propositions dont il s a 8 lSsait blessaient les sentiments des hommes attachés à la R eV0lution, sentiments assoupis, non éteints dans les cœurs. Al° rS