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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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des minorités de quarante ou cinquante voix prouvaient que Août îeola liberté était ajournée, non détruite en France. Ainsi mar-chaient les affaires intérieures, silencieusement et vite, avecl’approbation générale, fondée sur la persuasion que ces affai-res étaient parfaitement conduites, l’Empereur ayant le plussouvent imaginé, le conseil d’État approfondi, le Tribunatcontredit dans leur rédaction, les mesures adoptées. Quantaux affaires extérieures, qu’il eût été temps alors de discuterhardiment, pour arrêter celui que l’entraînement de son génieallait bientôt précipiter dans des abîmes, elles étaient réservéesexclusivement à l’Empereur et au Sénat, dans des proportionsfort inégales, comme on le pense bien. Napoléon décidait àson gré la paix, la guerre, d’une manière plus absolue queles empereurs de l’ancienne Rome, les sultans de Constanti-nople, ou les czars de Russie, car il n’avait ni prétoriens, nijanissaires, ni strelitz, ni ulémas, ni aristocratie. 11 n’avait quedes soldats, aussi soumis qu’héroïques, qu’un clergé appointéet exclu des affaires, qu’une aristocratie qu'il créait avec destitres enfantés par son imagination, et avec une fortune tiréede ses vastes conquêtes. De temps à autre il faisait confidenceau Sénat des négociations diplomatiques, quand elles avaientabouti à la guerre. Le Sénat, qui depuis 1805 avait reçu enl’absence du Corps Législatif l’attribution de voter les levéesd’hommes, payait ces confidences par deux ou trois conscrip-tions, que l’Empereur payait à son tour par des bulletinsMagnifiques, par des drapeaux noircis et déchirés, par deslr aités de paix malheureusement trop peu durables, et le paysébloui de tant de gloire, charmé de son repos, trouvant lesaffaires intérieures supérieurement conduites, les affaires exté-rieures élevées à une hauteur inouïe, désirait que cet état deohoses se maintint long-temps encore, et quelquefois seulement,en voyant une armée française hiverner sur la Vistule, desbatailles se livrer près du Niemen, commençait à craindre quefoute cette grandeur ne trouvât un terme dans son excès même.