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LIVRE XXVIII.
Août iso7. Aussi les revenus ordinaires, que Napoléon avait supposéen 1806 devoir s’élever à 700 millions, s’élevaient fort audelà en 1807, et pouvaient être évalués approximativementà 740 millions, se décomposant de la manière suivante :315 millions provenant des contributions directes (impôt surla terre, les propriétés bâties, les portes et fenêtres, lesloyers, etc.); 180 provenant de l’enregistrement (droit sur letimbre, les successions, les mutations de propriété, avec ad-dition du produit des forêts); 80 provenant des droits réunis,50 des douanes, 30 du sel, 5 des sels et tabacs au delà desAlpes, 5 des salines de l’est, 12 de la loterie, 10 des postes,1 des poudres et salpêtres, 10 des décomptes dus par lesacquéreurs des domaines nationaux, 6 de recettes diverses,36 du subside italien, représentant l’entretien de l’arméefrançaise chargée de garder l’Italie. Cette somme totale de740 millions, accrue de 30 millions de produits spéciaux,c’est-à-dire de centimes additionnels ajoutés aux contributionsdirectes pour les dépenses départementales, et de l’octroiétabli sur certaines rivières pour l’entretien de la navigation,devait monter à 770 millions. Tel de ces produits, commecelui de l’enregistrement, des droits réunis ou des douanes,pouvait' s’élever ou s’abaisser ; mais le total des produitsdevait atteindre et dépasser successivement le revenu moyende 740 millions, 770 avec les produits spéciaux.
Il est vrai que la dépense n’avait pas moins dépassé que lerecette les limites posées dans la loi des finances. Napoléon,en 1806, avait évalué à 700 millions le budget de l’état deguerre, état le plus ordinaire à cette époque; ce qui devait,avec 30 millions de produits spéciaux, porter la dépens®totale à 730 millions. On savait déjà qu’elle serait de 760 mil'lions pour celte même année 1806. On sut même plus ta*^qu’elle avait été de 770. Elle avait donc dépassé de 40 millions de chiffre prévu. En 1807, année dont nous faisons ence moment l’histoire, la dépense évaluée à 720 millions>