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LIVRE XXVIII.
Août 1807.
Moyensemployés par1>1. Mollienpour amenerles fondsà la caissede service.
qu’à l’échéance de leurs obligations, de l’autre ils n’étaient quedépositaires de ces fonds, et n’avaient pas le droit de les em-ployer en spéculations privées; que la caisse de service, ins-tituée pour les recevoir, en serait le dépositaire le plus natu-rel et le plus sûr, et leur en payerait un intérêt raisonnable,celui de 5 pour cent. Il ajouta que leur compte courant aveccette caisse serait mis tous les mois sous les yeux de l’Empe-reur, que chacun savait attentif, plein de mémoire et de jus-tice. C’était assez pour stimuler le zèle de ceux qui avaientde la bonne volonté. Quant aux autres, M. Mollien s’y prit dif-féremment. Dispensé, par l’abondance d’argent dont il com-mençait à jouir, de recourir aussi fréquemment à l’escomptedes obligations et bons à vue, il ne laissa plus paraître un seulde ces effets sur la place; et si, dans certains besoins pres-sants, il était obligé de s’adresser à laBanque de France, pourqu’elle lui escomptât quelques millions de valeurs, c’était àcondition qu’elle en garderait les titres dans son portefeuille.Dès lors les receveurs généraux qui faisaient valoir les fondsde l’impôt en agiotant sur les obligations et les bons à vue,n’eurent plus d’autre ressource que la caisse de service elle-même, et ils lui envoyèrent ces fonds. Les uns par zèle, parémulation de se distinguer sous les yeux mêmes de l’Empe-reur , les autres par impossibilité de trouver ailleurs un emploide leurs capitaux, depuis que les obligations ne paraissaientplus sur la place, versèrent le produit réalisé des impôts à lacaisse de service, moyennant l’intérêt de 5 pour cent, et lacaisse s’acquitta envers eux en leur restituant leurs obligationsà chaque échéance. L’opération de l’escompte se trouva doncainsi naturellement supprimée, et remplaée par un versementimmédiat au Trésor, moyennant un intérêt de 5 pour cent,pour le temps à courir entre l’époque du versement et l’é-poque de l’échéance des obligations et bons à vue.
Instituée à la fin de 1806, au moment du départ de Napo-léon pour la Prusse, la caisse de service regorgeait de fonds