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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVHl.

Août 1807.

Supple'menttlrrf du trésorde l'arméepour l’eutieracquittementdes budgetsde 16Ü6 etlfcOT.

publique. Mais, dans le désir d’eu retirer un double bienfait,il se serait bien gardé de récompenser ses généraux, ses offi-ciers , ses soldats avec des sommes en argent, car ces som-mes auraient été bientôt dévorées par ceux qu’il voulaitenrichir, et qui, se sentant exposés continuellement à lamort, entendaient jouir de la vie pendant qu’elle leur étaitlaissée. Il lui suffisait donc que le trésor de la grande arméefût riche en revenus, et il ne tenait pas à ce qu’il le fût enargent comptant. En conséquence il décida que, pour les84 millions qu’il allait verser à la caisse de service, l’Étatfournirait au trésor de l’armée une somme équivalente d’ins-criptions de rentes 5 pour cent. Bien résolu à ne pas recourirau public pour contracter des emprunts, il avait ainsi dans letrésor de l’armée un capitaliste tout trouvé, qui prêtait àl’État, moyennant un intérêt raisonnable, sans qu’il y eût niagiotage ni dépréciation de valeurs; et de plus il pouvaitcompléter par des dotations en rentes les fortunes militaires,qu’il avait déjà commencées avec des dotations en terres.

C’est d’après ce principe qu’il acheva de régulariser lesbudgets de 1806 et de 1807, qui n’étaient pas encore défini-tivement liquidés. Les contributions de guerre frappées enpays conquis servaient à acquitter les dépenses extraordi-naires d’entretien, de matériel, de remonte de l’armée, etNapoléon ne laissait au compte du Trésor que la solde an-nuelle et ordinaire. Mais cette charge seule de la solde devaitfaire monter à 770 millions le budget de 1806, à 778 celuide 1807, et, comme on l’a vu, les ressources ordinaires del’impôt n’avaient pas encore atteint ce chiffre. Napoléon pensaque les produits de la victoire devaient servir non-seulementà enrichir ses soldats, mais aussi à soulager les finances, età les maintenir en équilibre. Il voulut donc qu’il fût pourvupar la caisse de l’armée à ces excédants de dépense que l’im-pôt ne pouvait pas couvrir, jusqu’à concurrence de 33 mil-lions pour 1806, et de 27 millions pour 1807. Grâce à ce