FONTAINEBLEAU.
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intéresse enfin au prompt et facile recouvrement des deniers Août 1807.publics.
Cette belle opération achevait la réorganisation des finances,par la bonne constitution de la trésorerie. 11 fut convenu qu’ellene s’exécuterait définitivement qu’en 1808, soit à cause dudébet des négociants réunis qui ne pouvait être entièrementacquitté qu’à cette époque, soit à cause du recouvrement descontributions étrangères qu’il était impossible d’opérer plustôt. L’emprunt de 124 millions dut être applicable à l’exercice1808, lequel, moyennant cette somme de 124 millions, allaitfaire abandon à l’exercice 1809 de toutes les obligations etbons à vue échéant après le 31 décembre 1808; de façon quel’exercice 1809 devait être le premier qui n’aurait à sa dispo-sition que des valeurs échéant dans les douze mois de sadurée '.
Ce prêt accordé au Trésor de l’État par le trésor de l’armée Emploine devait pas être temporaire, mais définitif, au moyen d’unecombinaison profonde, qui révélait plus clairement encorel’usage que Napoléon entendait faire des produits de la vie- de 1 tat 'toire. Il entrevoyait qu’après avoir payé les dépenses extra-ordinaires de guerre de 1805, de 1806 et de 1807, il luiresterait environ 300 millions, lesquels étaient déjà déposésen partie, et devaient être déposés en totalité à la caissed’amortissement. 11 prétendait faire sortir de ce trésor commed’une source merveilleuse, non-seulement le bien-être de sesgénéraux, de ses officiers, de ses soldats, mais la prospéritéde l’Empire. Si à cette somme on ajoute 12 à 15 millions qu’ilavait l’art d’économiser tous les ans sur les 25 millions de laliste civile, plus une quantité de domaines fonciers, en Po-logne, en Prusse, en Hanovre, en Westphalie, on aura uneidée des ressources immenses qu’il s’était ménagées, pourassurer à la fois les fortunes particulières et la fortune
1 Le décret définitif, ordonnant le prêt de 84 millions, ne fut signé quele 6 mars 1 808.
TOM. VIII.
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