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LIVRE XXVIII.
Août ieo7. à l’instant même où ils les percevaient, en n’y apportant quele délai inévitable de la perception locale, de la centralisationau chef-lieu de département, et de l’envoi soit à Paris, soitsur les lieux de dépenses, avait fourni le moyen d’observerplus exactement les faits dont se composent la recette et leversement des impôts. M. Mollien, qui avait été employéautrefois dans la régie des fermes, où l’on ne suivait pas dansla tenue des comptes les formes routinières et vagues de l’an-cienne trésorerie, mais les formes simples, pratiques et sûresdu commerce, les avait introduites à la caisse d’amortisse-ment, lorsqu’il en était le directeur, et à la caisse de servicedepuis qu’il en avait fait adopter l’institution. Il avait fait usagedans cette caisse des écritures en partie double, qui consistentà tenir un journal quotidien de toutes les opérations de recetteou de dépense au moment même où elles s’exécutent, à ex-traire de ce journal les faits particuliers à chacun des débiteursou créanciers auxquels on a affaire dans une môme journée,pour ouvrir à chacun d’eux un compte particulier qui met enregard ce qu’ils doivent et ce qu’on leur doit; à résumer enfintous ces comptes particuliers dans un compte général, quin’est qu’une analyse quotidienne et bien faite des relationsd’un commerçant avec tous les autres, et lui donne pour con-tradicteurs naturels tous ceux qui sont nommés dans seslivres, lesquels ont dû tenir de leur côté des livres sembla-bles, et les tenir exactement sous peine de faux. M. Mollien,observant, à l’aide de pareilles écritures, la marche de lacaisse de service, et la situation des comptables envers elle,pouvant à chaque instant s’assurer de leur exactitude à ver-ser, et à chaque instant aussi savoir ce qu’elle avait de res-sources ou d’engagements, se demanda naturellement pour-quoi cette comptabilité ne deviendrait pas celle du TrésorObscurité lui-même, sa comptabilité obligatoire et unique. Les receveurs'rûsuitont 88 généraux n’envoyaient alors à la comptabilité générale que
de lancienne .
comptabilité, des déclarations résumées de leurs recettes et de leurs verse-